Valbiotis, cette startup française qui veut tuer le diabète dans l’œuf

Valbiotis, cette startup française qui veut tuer le diabète dans l’œuf

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La société biopharmaceutique a levé 2,2 millions d’euros pour accélérer le développement d’une solution nutritionnelle de prévention du diabète de type 2, qui pourrait permettre à des pré-diabétiques de ne pas développer cette pathologie. Celle-ci touche plus de 370 millions de personnes dans le monde.

Valbiotis a-t-il trouvé la solution pour tuer le diabète dans l’œuf ? La société biopharmaceutique rochelaise a annoncé jeudi 26 mai une levée de fonds de 2,2 millions d’euros pour accélérer dans la recherche et le développement de ses produits contre le diabète, notamment. En novembre 2014, elle avait levé 1,8 million d’euros suite à un premier tour de table.

Valbiotis a identifié plusieurs candidats médicaments pour le traitement de diabète de type 2 et de ses complications. Mais elle a surtout développé Valedia, une solution nutritionnelle de prévention pour éviter le développement d’un diabète de type 2, une pathologie qui est souvent la conséquence d’un excès pondéral et de l’inactivité physique.

« Quand vous êtes diabétique type 2, le traitement peut ralentir la progression de la maladie, mais ne peut l’enrayer. Le pré-diabète (définis par une glycémie plus élevée que la normale, mais pas suffisamment pour qu’ils soient diabétiques, NDLR) est réversible. Tous les diabétiques étaient pré-diabétiques à un moment donné, mais ces derniers ne sont pas tous devenus diabétiques »,explique à La Tribune Sébastien Pelletier, président et directeur scientifique du projet Valbiotis.

Le premier essai clinique de la solution Valedia vient d’être lancé. La startup rochelaise attend les premiers résultats en novembre 2016 et compte déposer un dossier en 2018 à Bruxelles, pour que l’Union européenne valide sa solution sous le statut de complément alimentaire capable de réduire les facteurs de risques de développer des maladies.

Prise de contact auprès des géants pharmaceutiques

Pour le moment, »les mutuelles et assurances sont vivement intéressées, elles se disent que potentiellement si on recule l’apparition du diabète type 2, cela aurait un impact économique majeur pour elles », assure Sébastien Pelletier.

La société a contacté des sociétés pharmaceutiques notamment. Si plusieurs d’entre elles investissent massivement dans le diabète, elles sont dans l’expectative. »Elles attendent les premières phases démonstration clinique »,explique-t-il. Ce dernier espère vendre une licence d’exploitation de ce produit à un poids lourd de l’industrie pharmaceutique. Valbiotis évoque toutefois « des partenariats industriels » en cours, sans plus de précisions.

12% des dépenses mondiales de santé

Le marché est potentiellement conséquent puisque selon la Fédération internationale du diabète, 415 millions de personnes sont touchées par cette pathologie. Un chiffre qui grimperait à642 millions de personnes en 2040. Et le diabète de type 2 représente 90% des diabètes rencontrés dans le monde, soit environ 372 millions de personnes…

Par ailleurs, « pas moins de 12% des dépenses mondiales de santé y sont consacrées », rappelait Jean-Claude Mbanya, ancien Président de la Fédération Internationale du Diabète (2009-2012), lors d’une conférence de presse de Sanofi sur sa stratégie dans les pays émergents, mercredi 26 mai.

Des chiffres impressionnants, mais Sébastien Pelletier avoue que de « nombreux pré-diabétiques ne sont pas forcément diagnostiqués », leur nombre est d’ailleurs méconnu. Mais aucun doute sur un constat: « le nombre de pré-diabétiques est forcément supérieur au nombre de diabétiques ».

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