Le cas des clandestins algériens résolu

Le cas des clandestins algériens résolu

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arton10168-9da3c.jpgLe 10 février passé, le DGSN, le général-major Abdelghani Hamel, a été dépêché à Berlin, un mois après que la chancelière allemande, Angela Merkel, a sollicité l’Algérie pour une coopération sécuritaire pour refouler des Algériens impliqués dans les tristes évènements de la Saint Sylvestre.

Trois mois après, c’est au tour du directeur de la Police allemande, Diter Romane, de se rendre à Alger pour peaufiner un accord de dernier virage qui permet de procéder au refoulement des Algériens.

Abdelghani Hamel a reçu hier, au siège de la DGSN, le directeur de la Police allemande, Diter Romane qui était accompagné d’une forte délégation de hauts responsables de ladite institution de sécurité.

Un communiqué de la DGSN a indiqué que les deux parties, Polices algérienne et allemande, ont étudié les procédures et les techniques pour le retour vers le pays des Algériens résidant illégalement en Allemagne et qui sont portés sur la liste noire des personnes à refouler du territoire allemand.

Le communiqué de la DGSN n’a pas livré d’autres détails concernant la nature des procédures et les techniques élaborées par les polices des deux pays, notamment celles de la PAF (Police des frontières) et de la Police judiciaire (qui s’occupe des refoulements des Algériens).

La DGSN a affirmé également que les deux responsables, Hamel et Diter, ont projeté de coopérer contre le crime électronique qui incite à la violence et au terrorisme.
Egalement, les deux responsables ont longuement discuté sur les questions relatives au crime transfrontalier, au trafic de drogue et sur le rôle la police judiciaire.

Profitant de cette occasion, le DGSN a indiqué à son homologue allemand que la Sûreté nationale tient à être au courant des derniers développements dans la lutte contre la criminalité organisée sous toutes ses formes, et ce en liant une forte coopération sécuritaire avec la Police allemande.

Abdelghani Hamel a estimé que l’accord signé en février passé à Berlin entre les Polices algérienne et allemande, dans le cadre des échanges d’expertises, des renseignements, des polices scientifiques et des formations sont un gain important pour les deux pays qui permet de faire face à la criminalité transfrontalière, notamment le terrorisme.

Cet accord commun permettra une coopération sécuritaire plus étroite qui concerne la lutte contre l’immigration clandestine et le crime transfrontalier.

Les refoulements des Algériens vont s’accélérer

Ainsi, les deux polices ont peaufiné la coopération sécuritaire pour procéder au refoulement des Algériens résidant illégalement en Allemagne vers l’Algérie.

Faut-il le rappeler, les visites, dans ce sens, des patrons de la police et de la gendarmerie en Allemagne ont battu le record depuis le début de l’année en cours, voire au lendemain de la visite du Premier ministre Abdelmalek Sellal à Belin à l’invitation de la chancelière allemande Angela Merkel, suite aux agressions sexuelles perpétrées le jour du réveillon du Nouvel An à Cologne.

Près de cinq mois après ces tristes évènements, des centaines de sans-papiers Algériens sont dans le collimateur, à l’instar de Marocains, de Tunisiens et autres nationalités.

Les autorités allemandes avaient décidé de dresser une liste des demandeurs d’asile algériens à refouler. Pour y arriver, la chancelière allemande avait sollicité d’Alger à coopérer suite à la visite de Sellal à Berlin, le 12 janvier passé.

Sur décision de Sellal, les patrons de la Police et de la Gendarmerie nationales ont été dépêchés à Berlin pour mettre en place un plan d’action avec leurs homologues allemands.

Le 10 février 2016, le Directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, et son homologue allemand ont signé une déclaration commune qui a permis de procéder administrativement, et dans un plan organisationnel au refoulement des Algériens d’Allemagne.

Une liste de noms d’Algériens a été élaborée entre la DGSN et la Police allemande. La partie algérienne avait fait preuve de coopération très étroite avec son homologue allemande dans l’identification des Algériens parmi eux des repris de justice, dont la DGSN détient des dossiers sur leur parcours.

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