50 000 microcrédits accordés par la Badr en trois ans

50 000 microcrédits accordés par la Badr en trois ans

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badr_858695_679x417.jpgLa Banque algérienne de l’agriculture et du développement rural (Badr) a accordé au cours de ces trois dernières années plus de 20 000 crédits par semestre dont 4 000 crédits investissements destinés aux jeunes promoteurs agricoles.

Durant la même période la banque a alloué plus de 50 000 microcrédits destinés aux jeunes en situation précaire, et ce, afin de les aider à se lancer dans leur projet d’investissement. Ce dispositif de solidarité connaîtra d’ici quelques temps un fort engouement. Pour soutenir cet engouement, la banque compte ouvrir de nouvelles agences sur tout le territoire national et vise à mettre en place des guichets bancaires ambulants pour se rapprocher plus de ses clients afin de les conseiller et les accompagner dans leur projet d’investissement.

« L’Algérie souhaite à travers la Badr élargir l’accès aux crédits bancaires et encourager l’investissement et la production nationale dans l’objectif d’atteindre son autosuffisance et exporter le produit national vers l’étranger d’ici la fin de l’année 2016 », a indiqué, ce matin, le Pdg de la banque  Boualem Djebbar lors de son intervention à  la 21ème édition de l’Association régionale des banques agricoles de la région Mena (Nenarca)  organisée à Alger en présence de plusieurs pays membres.   Il a aussi mis l’accent sur l’importance de promouvoir le secteur agricole algérien qui représente 70% de la consommation nationale, soit 10% du Produit intérieur brut. « Grâce aux nouvelles technologies introduites dans le secteur et la persévérance des institutions agricoles nationales et du ministère de la tutelle, l’Algérie pourrait d’ici peu augmenter sa production agricole et enregistré des excédents », souligne Djebbar.

Ce nouveau rendez-vous était également une occasion pour les autres pays d’exposer leurs expériences en matière de développement et promotion des banques agricoles dans la région, à l’instar de la Jordanie, le Soudan et le Yémen. Le président de l’association Nenaraca, Rechrach Mohamed a mis l’accent sur les potentialités et les disparités régionales de l’Afrique et le Moyen-Orient pour avoir une agriculture moderne. Il a par ailleurs déploré la situation politique et économique de certains pays membres tels que la Syrie, la Lybie, le Yémen et l’Irak qui se sont retirés de l’association en raison de l’incapacité de leurs banques à financer et développer le secteur agricole en souffrance à cause des ravages de la guerre civile. Une situation catastrophique qui a, selon lui, impacté négativement le développement agricole des autres pays. Un avis que partage les membres de l’association et les experts financiers et agricoles qui ont pris part à l’événement.

Les ateliers de travail se sont ouvert ce matin en présence du ministre des Finances, Abderahmane Benkhalfa, et se poursuivront jusqu’au 2 juin prochain. A la fin de cette édition, l’association élaborera ses recommandations.

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