Tabagisme/ Lourdes conséquences humaines et financières

Tabagisme/ Lourdes conséquences humaines et financières

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Tabagisme/ Lourdes conséquences humaines et financières

Cinquante cinq fumeurs meurent chaque jour en Algérie de maladies liées à la consommation de tabac. Face à ce fléau, les autorités restent inertes, car incapables d’appliquer la réglementation.    

La majorité écrasante des cinq millions de fumeurs algérien est composée d’adolescents. Cet état de fait atteste de l’inefficacité des campagnes de sensibilisation, que ça soit à l’école ou dans les médias. Peu agressive et surtout discontinue, la lutte contre ce fléau, qui  coûte cher en pertes humaines et financières, n’atteint pas les résultats escomptés. Les causes peuvent se résumer à un désengagement de la société civile et à l’absence d’une politique bien ficelée et surtout exécutée avec efficacité sur le terrain pour permettre l’enraiement de ce  phénomène.

Pour tenter d’y remédier, des dispositions d’une extrême sévérité sont prévues dans l’avant-projet de loi sur la santé, qui sera soumis au gouvernement prochainement. En effet, cet avant-projet de loi sur la santé prévoit une amende allant de 2.000 à 5.000 dinars aux fumeurs dans les espaces publics, laquelle sera doublée en cas de récidives. Les individus s’adonnant à la promotion du tabac encourent quant à eux des amendes allant de 500.000 à un million de dinars.

Il est vrai que ces mesures sont contraignantes et les réponses coercitives sont très fortes, mais est ce que leur application sera à la hauteur des enjeux ? Peu probablement au vu de l’influence des importateurs de cigarettes qui constituent un lobby puissant ayant un certain nombre de relais qui travaillent dans l’ombre.

Les répercussions du tabagisme sur la santé publique sont dramatiques. Le professeur Salim Nafti, pneumo-phtisiologue, a affirmé que 20 à 30 milles fumeurs meurent chaque année des complications du tabac. «Les consommateurs qui ne décèdent pas des conséquences du tabagisme sont, toutefois, malades ».

La vente de tabac contrefait est un autre facteur qui vient aggraver la situation. Si celui fabriqué par les grandes marques est nocif, celui contrefait l’est d’avantage. Plus de 50% des cigarettes écoulées en Algérie sont des cigarettes contrefaites a également indiqué le professeur Nafti.

Massi M.

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