France : tollé après les propos d’un homme politique sur les « lobbies sionistes »

France : tollé après les propos d’un homme politique sur les « lobbies sionistes »

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Jean Frédéric Poisson, candidat du Parti chrétien-démocrate, pourrait être exclu de la primaire de la droite. La cause ? Ses propos sur les « lobbies sionistes ».

« La proximité de Mme (Hillary) Clinton avec les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France », a-t-il dénoncé dans une interview publiée dans la version papier de Nice-Matin mercredi 19 octobre.

Dès jeudi, le Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) a demandé à la Haute autorité des primaires de la droite et du centre « une condamnation ferme des propos de Jean Frédéric Poisson » et une « sanction exemplaire », affirmant que ses propos « relèvent des thèses conspirationnistes ».

Du côté de la droite, plusieurs personnalités ont manifesté leur indignation. Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate des Républicains à cette primaire, a annoncé dès jeudi soir sur Tweeter qu’elle saisirait la Haute autorité dès vendredi au sujet de l’ « antisémistisme » de M. Poisson.

Vendredi, elle avait écrit un courrier, également publié sur son compte Tweeter, à Anne Levade, présidente de la Haute autorité.

Bruno le Maire, autre candidat, s’est lui aussi indigné, affirmant sur France 2 : « Il y a dans notre pays des actes antisémites qui vont jusqu’à l’assassinat et je ne comprends pas qu’on puisse tenir de tels propos. Je le condamne et ce sera aux électeurs de juger ».

Christian Estrosi, soutien de Nicolas Sarkozy, a lui aussi demandé « très fermement » à M. Poisson de « retirer » ses paroles, selon Libération.

Face au tollé, Jean Frédéric Poisson a déclaré être « désolé » d’avoir créé l’émotion chez le CRIF et vouloir « redire (…) toute l’amitié » qu’il a « pour l’État d’Israël et pour le peuple juif dans son ensemble », ajoutant qu’il ne voyait « aucune espèce de thèse conspirationniste » dans ses propos car « il existe bien des groupes de pression sionistes qui agissent aux États-Unis », selon Le Figaro.

Thierry Solère, président de la Commission d’organisation de la primaire de droite, a déclaré que « le terme ‘lobby sioniste’ n’a pas du tout la même signification en France qu’aux États-Unis » et a affirmé que les questions soulevées par les propos de M. Poisson seraient à l’ordre du jour lors de la prochaine réunion de la commission, le 26 octobre.

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