Journée nationale de la presse/ La gifle de Bouteflika à Hamid Grine

Journée nationale de la presse/ La gifle de Bouteflika à Hamid Grine

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Journée nationale de la presse/ La gifle de Bouteflika à Hamid Grine

Abdelaziz Bouteflika a exprimé, publiquement, un véritable désaveu au ministre de la Communication Hamid Grine. Le chef de l’Etat a demandé, dans un message envoyé à l’occasion de la célébration de la journée nationale de la presse, de mettre sur pied l’autorité de régulation de la presse écrite.

«Je saisis cette heureuse occasion pour exhorter la corporation de la presse écrite et les autorités publiques concernées à œuvrer ensemble pour accélérer la mise en place de l’autorité de régulation de la presse écrite, stipulée par la loi», a indiqué le chef de l’Etat. Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a justement refusé, à plusieurs reprises, de créer cette instance pourtant exigée par le code de l’information.

Faisant le parallèle avec l’Autorité de régulation de l’audiovisuel, le Chef de l’Etat a émis le vœu que cet organe «soit lui aussi» «un espace pour établir davantage de compréhension entre le pouvoir et la presse écrite et aider la presse algérienne à améliorer sa performance, non seulement en termes de liberté d’opinion, de diversité d’idées et de convictions, mais également pour la consécration de la certitude que nous sommes, aussi différentes que soient nos obédiences, un peuple uni et unique et que nous n’avons d’autre  patrie que l’Algérie».

Le chef de l’Etat a également «profité» de cette journée pour donner des leçons de morale sur l’éthique aux journalistes : «Je vous exhorte à ne jamais perdre de vue l’Algérie en tant que patrie,  Etat et peuple. L’Algérie et ses intérêts, non pas le pouvoir ni un courant  politique quel qu’il soit». «L’Algérie est confrontée aujourd’hui à plusieurs défis, tant pour la préservation  de sa sécurité et sa stabilité dans un environnement marqué par les tensions que pour le parachèvement de son processus rénové sur la voie de la construction et de l’édification économique, sociale, culturelle et politique», a ajouté Bouteflika.

Essaïd Wakli

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