Bataille de Mossoul : Daech résiste, les forces irakiennes avancent lentement

Bataille de Mossoul : Daech résiste, les forces irakiennes avancent lentement

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Sept jours après le lancement de la vaste offensive en vue de récupérer la ville de Mossoul, bastion de Daech depuis 2014, les forces conjointes irakiennes, appuyées par la coalition internationale menée par les États-Unis, poursuivent leurs assauts sur plusieurs fronts.

Certes, ces forces combinées ont réussi jusqu’à présent à récupérer plusieurs territoires et localités situés dans la périphérie de Mossoul. Cependant, la reprise de la deuxième plus grande ville de l’Irak s’annonce ardue et périlleuse.

Un ennemi atypique

En effet, l’avancée des troupes irakiennes ainsi que des Peshmergas kurdes se fait au ralenti. Et pour cause, la résistance farouche livrée par les combattants de l’organisation État islamique. Ces derniers ont recours à tous les moyens pour freiner l’offensive sur Mossoul : snipers, attaques suicides, attentats aux voitures piégées…

Il s’agit d’« un ennemi invisible qui se déplace par des tunnels et qui a absolument tout miné », comme l’explique, Arnaud Comte, l’envoyé spécial de France 2 rapporté par Francetvinfo.

Outre ces méthodes non-conventionnelles, les terroristes de Daech essaient de faire des diversions en orchestrant des contre-attaques dans le but de desserrer l’étau sur Mossoul. Dernière contre-attaque en date : une violente opération lancée, vendredi 21 octobre, par une dizaine de daechistes contre la ville pétrolière de Kirkouk, située dans le nord du pays et sous contrôle kurde. Cette attaque a fait « 46 morts et 133 blessés, pour la plupart au sein des forces de sécurité », selon un responsable du ministère de l’Intérieur irakien cité par France 24. Quarante huit terroristes ont également péri dans cette attaque, d’après le chef de la police de Kirkouk toujours cité par France 24.

Les troupes irakiennes progressent

Malgré cette résistance, les forces irakiennes composées des troupes gouvernementales, des Forces de mobilisation populaire (FMP) et des Peshmergas kurdes tentent de maintenir la pression sur l’EI. À ce titre, les Peshmergas ont annoncé ce dimanche la reprise de la localité de Bachika, située à une dizaine de kilomètres de Mossoul, selon Al Arabiya.

Samedi, ce sont Bartella et Qaraqosh, deux villes chrétiennes du district d’Al-Hamadaniya, situées à l’est de Mossoul, qui ont été libérées par les Peshmergas après des batailles féroces avec les combattants de Daech.

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En parallèle, les forces irakiennes et les milices kurdes se seraient plaintes du manque de soutien aérien de la coalition internationale. En effet, selon Al Jazeera citant des médias américains, plusieurs hauts gradés de l’armée irakienne ont pointé du doigt la faible couverture aérienne de la coalition menée par les États-Unis lors du premier jour de la bataille de Mossoul. Une couverture qui reste vitale pour ces forces pour en reprendre au plus vite la deuxième plus grande ville de l’Irak.

Reprise des hostilités à Alep

Si la bataille contre Daech à Mossoul fait rage, en Syrie, l’expiration de la trêve « humanitaire », décrétée par la Russie, dans la ville d’Alep, a donné lieu à de violents combats entre l’armée syrienne et les factions rebelles, assiégées depuis des semaines dans la partie est de la ville.

À ce titre, des affrontements terrestres, mais aussi des tirs d’artillerie et des bombardements aériens se sont abattus sur l’ancienne capitale économique de la Syrie, causant trois blessés dans les zones tenues par les rebelles, selon un premier bilan avancé par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) rapporté par Le Monde.

Cette trêve unilatérale de trois jours, qui était censée permettre l’évacuation des habitants et des rebelles le souhaitant, n’a pas été prolongée en dépit d’une demande de l’ONU. Au total, 200 personnes blessées et malades doivent quitter les quartiers est d’Alep en toute urgence, selon plusieurs médias.

De son côté, Moscou a réitéré son soutien au régime syrien, accusant les rebelles de « profiter du cessez-le-feu » pour préparer une grande offensive. En effet, Dimitri Peskov, le porte-parole du président Vladimir Poutine, a souligné la nécessité de « libérer » la Syrie des terroristes tout en maintenant Bachar Al-Assad à la tête du pays lors d’un entretien avec la chaine Rossia-1 rapporté toujours par Le Monde.

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