France : début du démantèlement de « la jungle » de Calais

France : début du démantèlement de « la jungle » de Calais

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La première journée d’évacuation de la « jungle » s’est achevée ce lundi 24 octobre à Calais, dans le nord de la France. Entre 6 000 et 8 000 migrants, principalement Afghans et Africains, doivent être emmenés par bus vers des centres d’accueil et d’orientation (CAO) répartis sur tout le territoire français, à l’exception de la Corse et de l’Ile de France.

1 250 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour sécuriser l’opération. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a affirmé que le démantèlement, qu’il présente comme « un devoir humanitaire » de la France, prendrait « le nombre de jours nécessaires ».

Les migrants mineurs isolés seraient près de 1 300 et ne prendront pas le bus. Pour ceux qui n’ont pas été accueillis en Angleterre, un placement en centre d’accueil provisoire est prévu.

60 bus ont été prévus, avec des départs tous les quarts d’heure. Beaucoup de migrants ont dû attendre plusieurs heures avant d’y avoir accès, nombre d’entre eux étant, selon plusieurs médias, d’accord pour quitter la « jungle », où les conditions permettaient seulement la survie.

L’association l’Auberge des migrants a cependant prévenu qu’environ 2 000 migrants ne souhaitaient pas quitter Calais et gardaient l’espoir de pouvoir se rendre en Angleterre. Bertrand Cazeneuve a démenti le chiffre qu’il a présenté comme une « rumeur », selon Le Figaro.

La préfète du Pas-de-Calais, Mme Fabienne Buccio, a pris vendredi 21 octobre 2016 un arrêté d’expulsion des occupants de la « jungle » à l’exception des mineurs étrangers isolés, rapporte le site du ministère de l’Intérieur. Les migrants refusant de quitter les lieux seraient exposés à un placement en rétention suivi d’une possible expulsion.

Une fois en CAO, les migrants recevront environ 25 euros par jour de la part de l’État pour l’hébergement, la nourriture et l’aide à la demande d’asile.

Dans plusieurs communes où ont été établis des centres d’accueil, les habitants ont manifesté leur mécontentement de ne pas avoir été consultés, et des centres d’accueil ont été incendiés. À Saint-Bauzille-de-Putois, le maire a démissionné pour protester contre l’arrivée de 87 migrants dans la commune.

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