Sous-alimentation : l’Algérie fait mieux que le Maroc mais moins bien que...

Sous-alimentation : l’Algérie fait mieux que le Maroc mais moins bien que la Tunisie

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Le niveau de la faim dans les pays en développement a diminué de 29% depuis l’année 2000, selon le dernier indice de la faim dans le monde (GHI) 2016.

Le rapport, rendu public en octobre par l’’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ipfri), place l’Algérie au 38ème rang sur 118ème pays étudiés, soit après la Tunisie (18ème) et avant le Maroc (42ème). Les pays développés (Europe, Amérique du Nord et Australie) ne font pas partie de l’étude.

Amélioration de la situation en Algérie

L’indice de l’Ipfri pour l’Algérie est passé de 16,8 en 1992 à 8,7 en 2016. Divisé par deux, ce chiffre reflète une amélioration de la situation. Pour arriver à ces conclusions, l’institut, basé aux États-Unis, a pris en compte la proportion de la population sous-alimentée (2,9% pour l’Algérie en 2016), la proportion des enfants de moins de 5 ans en état de sous-alimentation aiguë (4,1% en 2015), la proportion des retards de croissance pour la même tranche d’âge (11,7% en 2015), ainsi que le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (2,6% en 2015). Dans chacune des catégories, les chiffres sont en recul sur les six dernières années.

Au niveau continental, les données ne sont pas aussi encourageantes. Bien qu’une nette progression ait été enregistrée en Afrique subsaharienne, la situation reste toujours « grave ».

« La majorité des 7 pays ayant un score GHI « alarmant » se situent en Afrique subsaharienne » note l’Ipfri. Parmi les pays identifiés comme « source de préoccupation  importante » la majorité se trouve en Afrique et au Moyen-Orient. On retrouve ainsi, des états qui font face depuis quelques années à une crise politique majeure, notamment « la Libye, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan et la Syrie ».

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Pour réduire la malnutrition et atteindre « l’Objectif faim zéro » d’ici 2030, l’Institut appelle à un engagement pangouvernemental plus important. Il recommande aussi une «  transformation des systèmes alimentaires, l’inclusion et la participation de l’ensemble de la société et le suivi rigoureux de la responsabilité des organisations internationales et des gouvernements nationaux ».

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), « 795 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, soit 1 personne sur 9 », vivant majoritairement dans les pays en développement.

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