Grève des syndicats autonomes/ Mises en garde de l’opposition au gouvernement 

Grève des syndicats autonomes/ Mises en garde de l’opposition au gouvernement 

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Grève des syndicats autonomes/ Mises en garde de l’opposition au gouvernement 

La grève qu’observent les fonctionnaires pour, entre autres, protester contre la loi sur les retraites fait réagir la classe politique. Après le FFS qui a mis en garde, lundi, sur le risque d’une explosion sociale, c’est au tour du RCD de dénoncer l’attitude du gouvernement.

Dans un communiqué rendu public mardi, le RCD accuse le gouvernement « d’irresponsabilité et d’amateurisme». Evoquant l’appel du ministre du Travail aux adhérents de l’UGTA afin de reprendre le travail, le parti de Mohcine Belabbas reproche à Mohamed El Ghazi d’avoir «créé un appel d’air pour les dizaines de milliers de fonctionnaires, enseignants et travailleurs de l’industrie dont les pratiques clientélistes érigées en règles de gestion ont ruiné leurs plans de carrière».

Sur le fond, la formation politique estime que «Le droit de partir à la retraite après les 32 années légales n’est pas négociable». «Quant à la retraite proportionnelle, sa suppression ne peut toucher uniquement que la “masse des smicards”» », ajoute le document.

La veille, le FFS a mis en garde les autorités sur les risques d’une explosion sociale, suite à la grève cyclique des syndicats autonomes. «Le mécontentement est général et gagne de plus en plus de terrain. La grève cyclique entamée par les syndicats autonomes dans plusieurs secteurs est l’une des illustrations de la crise que traverse notre pays», indique la formation politique qui appelle au dialogue. Le FFS relève «l’urgence d’un dialogue social réel avec tous les acteurs sociaux et économiques représentatifs».

Le Parti des travailleurs a également reçu, en début de semaine, des représentants des syndicats autonomes auxquels il a apporté son soutien. La secrétaire générale de ce parti, Louisa Hanoune, a également dénoncé la nouvelle loi sur les retraites estimant que le gouvernement peut trouver de l’argent ailleurs que chez les salariés.

Essaïd Wakli

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