Métro d’Alger : deux nouvelles lignes en service dans une année

Métro d’Alger : deux nouvelles lignes en service dans une année

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La ville d’Alger célébrait ce mercredi 26 octobre les 5 ans d’existence du métro ouvert au public depuis le 1er novembre 2011.

Distante de 14km, la première ligne de métro de la capitale est exploitée par la RATP El Djazair filiale locale de la Régie autonome des transports parisiens, présente entre autres au Maroc et en Arabie saoudite. Pour fêter ce cinquième anniversaire, une cérémonie a été organisée au niveau de l’esplanade des Fusillés à Alger, en présence de Boudjemaa Talai, ministre des Travaux publics et des Transports et d’Élisabeth Borne, présidente de la RATP, dont l’entreprise se dit « fière d’avoir participé au développement des transports collectifs en Algérie ».

200 000 voyageurs par jour, à la fin 2017

En 5 ans, la ligne reliant d’abord la Grande Poste (Tafourah) à Hai El Badr puis El Harrach, après l’extension ouverte le 5 juillet 2015, a transporté 88 millions de voyageurs. « Depuis la mise en service de l’extension Hai El Badr-El Harrach distante de 4 kilomètres, nous avons atteint 100 000 voyageurs par jour », précise Omar Hadbi, PDG de l’EMA. « Nous atteindrons 200 000 usagers par jour à la fin 2017 avec la mise en service de la ligne Hai El Badr-Ain Naadja et l’extension reliant la Grande Poste à la Place des Martyrs ». Selon l’EMA, près de 30 000 abonnements ont été vendus et le service enregistre un taux de ponctualité record avec « 99,98% des trains à l’heure ».

Transfert de technologie toujours en cours

« Nous avons un contrat commercial (avec la RATP) qui va jusqu’à 2018, ensuite nous étudierons plusieurs possibilités dont le partenariat. On verra si l’on crée une nouvelle société algéro-française de droit commun ou si on fera l’exploitation seule », avance le PDG prudemment. « La RATP exploite des métros depuis 100 ans. Nous, nous sommes encore jeunes », relativise-t-il. « Actuellement, les postes techniques sont gérés par les Algériens, comme le poste de commande centralisé qui est le poste numéro 1. Les gens formés à Paris sont des Algériens ».

Possible augmentation des tarifs ?

« Ce n’est pas à l’ordre du jour, il n’y aura pas d’augmentation des prix », nous répond, Ali Leulmi, directeur de l’exploitation du métro, du tramway et des transports par câble au niveau de l’administration de l’EMA. « Au contraire, nous sommes en train de penser à des conventions avec des entreprises et à étendre notre gamme tarifaire en touchant les grands ministères et les grands instituts situés sur les axes de transports métro, tramway et câble afin de mettre à leur disposition un seul ticket de transport ».

Interrogé par TSA, sur la rentabilité financière de l’entreprise, le responsable préfère évoquer la rentabilité sociale du métro. « Nous répondons en priorité à un besoin d’organisation mais nous veillons toutefois à améliorer le taux de couverture de nos charges par nos recettes. Nous recherchons toujours des recettes hors trafic telles que la publicité, d’ailleurs nous attendons un bon résultat en fin d’année. Nous avons aussi quelques redevances à travers les opérateurs GSM et les tournages de films ».

Concernant l’accessibilité aux personnes handicapées, il précise enfin que « toutes les extensions sont dotées des moyens permettant de répondre » à ces besoins et que la ligne 1, déjà existante, sera aussi « adaptée et équipée ».

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