Mohamed Loukal écarte une hausse de l’allocation touristique, juge non prioritaire l’ouverture...

Mohamed Loukal écarte une hausse de l’allocation touristique, juge non prioritaire l’ouverture de bureaux de change

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Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, écarte une révision à la hausse de l’allocation touristique et juge non prioritaire la création des bureaux de change. Lors de son audition par la commission des finances et du budget de l’APN dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2017.

M. Loukal a fait savoir que l’augmentation de l’allocation devises pour les touristes algériens allant à l’étranger, « n’était pas à l’ordre du jour » notamment dans ce contexte de crise financière marquée par une baisse des réserves de change du pays, rapporte ce mercredi l’agence officielle APS. Mais il n’a pas écarté une possible révision à la hausse de cette allocation en 2017 en cas d’amélioration de la situation financière du pays, selon la même source.

Le gouvernement n’a pas revu à la hausse l’allocation touristique depuis 21 ans. L’instruction de l’année 1997 relative au droit de change pour voyage à l’étranger fixe le montant annuel du droit de change pour dépenses liées à des voyages à l’étranger à la contre-valeur en devises de 15 000 DA. La faiblesse de l’allocation touristique pousse les Algériens à recourir au marché noir des devises pour acheter les sommes dont ils ont besoin pour voyager à l’étranger.

« L’ouverture de bureaux de change n’est pas une priorité »

Outre l’allocation touristique, le gouverneur de la Banque d’Algérie a jugé non prioritaire la création de bureaux de change de devises. « L’ouverture de bureaux de changes n’est pas une priorité à l’heure actuelle. Il n’est pas question de faire une convertibilité précoce du dinar », a-t-il affirmé.

Pour le gouverneur de la BA, les bureaux de change ne sont pas d’une grande efficacité quand la monnaie locale n’est pas convertible et quand le flux touristique étranger est faible tel est le cas de l’Algérie. M. Loukal a rappelé qu’un nouveau règlement portant élargissement du change manuel, de manière à expliciter les conditions d’éligibilité des personnes physiques ou morales pouvant ouvrir des bureaux de change en Algérie, a été finalisé en mars dernier par le Conseil de la Monnaie et du Crédit. « Ce règlement est prêt, mais (personnellement) je pense qu’il n’aura aucune performance car nous n’avons pas un mouvement de flux suffisant (de touristes étrangers) pour que ces bureaux de change soient rentables », a-t-il estimé.

Au total, depuis 1997, 46 bureaux de change ont été agréés dont 27 ont fait l’objet d’annulation pour non-ouverture de bureaux et 13 autres ont été institués mais annulés à la demande des bénéficiaires, selon les précisions de M. Loukal.

Quant au reste, soit six bureaux de change, ils sont opérationnels actuellement mais enregistrent un rendement très limité en raison « du manque de touristes étrangers et des réticences des non-résidents à utiliser le canal officiel », a-t-il expliqué.

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