EN : Leekens, un choix de la raison

EN : Leekens, un choix de la raison

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Maintenant que l’arrivée de Georges Leekens à la tête de la sélection nationale est confirmée, il faut se poser la question si la FAF a fait le bon choix ?

Le technicien belge de 67 ans a-t-il le profil idéal pour diriger les Verts dans le contexte actuel ? Si on le compare avec Milovan Rajevac, il n’y a pas photo. Leekens est beaucoup plus qualifié que son prédécesseur. D’abord, il parle français, ce qui est un avantage considérable pour communiquer avec les joueurs. Sur le plan de l’expérience et du vécu, l’on ne peut pas remettre en question les compétences d’un entraîneur qui a dirigé deux fois la sélection de son pays (1997 – 1999 et 2010-2012), mais aussi la Tunisie en 2014 – 2015. Sa carte de visite est assez riche pour être un candidat crédible au poste surtout si l’on prend en compte les moyens financiers limités de la Fédération. Leekens ne devrait pas émarger à plus de 25 000 euros par mois. Même s’il est actuellement contesté en Belgique, il reste néanmoins une référence dans le domaine technique. Il est défini comme un habile tacticien et un bon communicateur avec les joueurs. Il connait également le football africain. Cependant, on lui reproche son maigre palmarès (son dernier titre de champion remonte à 25 ans), et d’avoir seulement entrainé de modestes clubs. Le dernier est Lokeren qu’il vient de quitter après 12 journées de championnat en Belgique. Il laisse l’équipe à la traîne, à la 12e position avec seulement 10 points au compteur.

Cela dit Leekens surnommé « Long Couteau » ne débarque pas vraiment sur un terrain inconnu. Sa courte expérience en 2003 avec les Verts l’a certainement renseigné sur l’état général du football algérien, même si depuis cette époque beaucoup de choses ont changé. Néanmoins, Leekens en garde un bon souvenir. Son approche, cette fois, sera complètement différente. D’autant qu’il aura sous la main une équipe prête, performante  et considérée à juste titre comme l’une des meilleures sur le Continent. Ce qui n’était pas le cas il y a 13 ans. Sa mission s’annonce moins compliquée, mais le défi est beaucoup plus grand : à savoir qualifier l’équipe nationale au Mondial 2018 et atteindre au moins les demi-finales lors de la prochaine CAN 2017. Pourra-t-il le relever ? Seul l’avenir nous le dira.

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