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Le pétrole redescend au dessous de 50 dollars, inquiétudes sur l’accord de l’Opep

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Les cours du pétrole ont descendu au-dessous de 50 dollars le baril ce vendredi 28 octobre, avant de remonter légèrement, une première depuis l’accord sur une légère réduction de la production de l’Opep conclu fin septembre à Alger.

Sur le marché new-yorkais Nymex, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu 1,02 dollar, soit 2,05%, à 48,70 dollars le baril. Et au moment de la clôture du Nymex, le Brent cédait 76 cents (-1,51%) à 49,71 dollars. Les cours ont ensuite remonté légèrement pour passer au dessus de la barre de 50 dollars le baril.

Cette baisse intervient dans un contexte où le marché met en doute la décision de l’Opep de réduire sa production.  Les pays du cartel pétrolier et la Russie se sont retrouvés ce vendredi à Vienne pour une réunion en vue de s’accorder sur la réduction de la production de pétrole de chaque pays. L’objectif est que l’Opep baisse sa production au-dessous de 33 millions de bpj.

Samedi, d’autres pays doivent rejoindre la réunion, dont le Brésil et le Kazakhstan, afin de discuter des modalités d’une coopération des pays producteurs.

Cette réunion est préliminaire à la réunion prévue le 30 novembre durant laquelle devrait être ratifié l’accord conclu à Alger fin septembre. Depuis cette réunion, le pétrole a remonté jusqu’à dépasser 53 dollars, avant d’emprunter une courbe baissière, jusqu’à atteindre 49,29 dollars, ce vendredi.

La mise en pratique de cet accord fait depuis le début l’objet de doutes de la part du marché, en raison des dissensions entre les pays concernés quant à la mise en place de quotas de production.

Le  10 octobre, le président Vladimir Poutine avait affirmé la volonté de la Russie de participer à l’effort de l’Opep. Le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, avait cependant précisé que la Russie préférait un gel aux niveaux actuels. Mais la production russe a atteint des niveaux records en septembre, avec plus de 11 millions de bpj, rapporte le Figaro. Le gouvernement russe devrait organiser une réunion avec ses compagnies pétrolières une semaine avant la réunion du 30 novembre.

Par ailleurs, plusieurs pays ont demandé une exemption de l’application de quotas, dont l’Iran, la Libye, le Nigéria et plus récemment l’Irak. Leur production a souffert suite à des sanctions internationales comme l’Iran ou cause des conflits régionaux comme l’Irak.

Un accord pourrait dans un premier temps être trouvé pour une réduction collective de la production, les problèmes posés par la question des quotas étant laissés pour plus tard, selon Bloomberg.

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