MOB : un nul et des satisfactions

MOB : un nul et des satisfactions

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Même s’ils n’ont pas gagné la première manche de la finale de la Coupe de la CAF face au TP Mazembe, les Crabes ont laissé une très bonne impression hier au stade Mustapha Tchaker de Blida.

Tous les observateurs ont été séduits par la prestation et la générosité de Yaya et de ses coéquipiers face à un géant de l’Afrique. Animés d’une grande volonté, les Bejaouis ont joué sans complexe dominant en grande partie leur adversaire. Bien en place, multipliant les permutations, ils ont donné du fil à retordre aux Congolais. Hubert Velud, le coach du TP Mazembe l’a reconnu à la fin de la partie tout en soulignant les progrès accomplis par la formation du MOB, notamment sur le plan offensif par rapport au premier match disputé lors de la phase des poules. Le manque d’efficacité leur a néanmoins joué un mauvais tour. Au vu de la physionomie de la première période, les hommes de Nasser Sandjak auraient pu regagner les vestiaires avec un avantage au tableau d’affichage. Mais peut-on leur en vouloir, lorsque l’on sait qu’ils ont évolué pratiquement sans un attaquant de pointe. Le départ de Hamzaoui et de Ndoye, partis sous d’autres cieux, a laissé un grand vide dans ce secteur. Les attaquants alignés, hier, ont compensé par leur fougue et leur abnégation, mais il manquait toujours le dernier geste. Face à un adversaire aussi expérimenté que le TP Mazembe, ça ne pardonne pas. Les Congolais ont exploité une « demie » occasion, suite à une erreur de la défense centrale mobiste pour obtenir un penalty et ouvrir la marque.

Le mérite des Crabes est de n’avoir pas renoncé, même après avoir été menés au score contre le cours du jeu. Yaya, sans doute l’homme du match, a égalisé de fort belle manière en trouvant la lucarne sur un coup-franc admirablement exécuté. Un petit chef-d’œuvre qui en dit long sur les qualités techniques du meneur de jeu du MOB. Souvent dénigrés, les joueurs locaux ont souvent montré qu’ils en peuvent rivaliser avec les meilleurs si on les met dans de bonnes conditions.

Cela dit, le match nul (1 – 1), concédé à Blida n’est nullement rédhibitoire pour les Bejaouis. Il reste une deuxième manche à disputer le 6 novembre à Lubumbashi, où tout peut arriver. Comme ils ont réussi à ramener le ticket pour la finale de Rabat aux dépens du FUS, les Crabes sont tout aussi capables d’aller chercher le trophée en terre congolaise. Ils en ont les moyens. En tout cas, Sandjak et Yaya y croient…

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