Objet de grandes convoitises/ L’Etat réticent à privatiser les œuvres universitaires

Objet de grandes convoitises/ L’Etat réticent à privatiser les œuvres universitaires

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Objet de grandes convoitises/ L’Etat réticent à privatiser les œuvres universitaires

Il n’y aura pas de privatisation des œuvres universitaires. Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur, qui s’est exprimé samedi, a donc mis fin à une rumeur qu’il a lui-même lancée.

«Le secteur des prestations universitaires ne sera pas privatisé et la question n’a nullement été évoquée », a déclaré M. Hadjar devant des représentants des étudiants. Il a précisé, selon les termes rapportés par l’APS, qu’il ne s’agit, en réalité, que de son souci d’améliorer la qualité des prestations données aux étudiants.

La polémique a pourtant été lancée lorsque Tahar Hadjar a insinué, il y a quelques semaines, alors qu’il assistait à une rencontre au sein de son parti, le FLN, que la destination des fonds alloués dans le cadre des œuvres universitaires n’était pas claire. L’idée d’une privatisation partielle du secteur a alors émergé. Il s’agit, selon des informations non confirmées, de fournir une bourse conséquentes aux étudiants et àcharge pour eux ensuite de se débrouiller pour se loger, se nourrir et se déplacer. «L’Etat dépense des milliards. Mais les étudiants sont mal nourris, mal logés et mal transportés ! Ce n’est pas normal », avait dit Hadjar à l’époque.

Une telle annonce a donc suscité l’intérêt d’investisseurs privés qui voient en cela une occasion de faire des affaires juteuses. Mais une telle entreprise a surtout un coût social : ce sont en effet des dizaines de milliers de fonctionnaires qui vivent des œuvres universitaires. Une privatisation du secteur peut donc ouvrir un nouveau plan social dont le gouvernement ne veut pas.

Essaïd Wakli

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