Yennayer 2967 l’an I de tamazight langue nationale et officielle

Yennayer 2967 l’an I de tamazight langue nationale et officielle

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Plus que par le passé, Yennayer, le Nouvel An amazigh, bénéficie de grands égards au vu du programme des festivités concocté à cet effet. C’est ce qui ressort de la conférence de presse tenue hier matin par Si El Hachemi Assad, secrétaire général du Haut Commissariat à l’amazighité (HCA), au Centre international de presse.
Cette volonté de lui conférer un cachet particulier est en lien direct avec l’anniversaire de la première année de la constitutionnalisation de tamazight langue nationale. Ainsi plusieurs départements ministériels sont impliqués dont la culture, la jeunesse et les sports ainsi que le ministère délégué auprès du ministère de l’Urbanisme, du Tourisme et de l’Artisanat. La cérémonie inaugurale des festivités Yennayer 2967 aura lieu ce mercredi 11 janvier à partir de 15h au siège de l’Unité nationale de la Protection civile de Dar-El-Beïda. C’est au colonel Mustapha Lehbiri, le directeur général de cette institution, qu’échoira l’honneur du lancement officiel des festivités. Un hommage lui sera rendu à cette occasion, indique-t-on. Une soirée, à laquelle est conviée la presse nationale, marquera la célébration de Yennayer avec un menu assez relevé de plats traditionnels spécifiques à cette occasion. L’animation sera assurée par les troupes de chants traditionnels dont «Izalouen N’mzab» de Ghardaïa, et de danse «Idhabalen». Il y a lieu de souligner que la célébration du Jour de l’An amazigh se déroulera dans les 48 wilayas.
Pour le secrétaire général du HCA, c’est l’occasion de faire le bilan des activités qui clôture 2016 considérée comme une année féconde et présenter le programme de l’année en cours. «L’année 2017 sera enrichie par la création d’un Centre national de recherche en langue et culture amazighes à Béjaïa et la mise en place des premiers jalons d’une Académie de la langue amazighe.» Si El Hachemi Assad a tenu tout particulièrement à rappeler les séminaires et colloques et que tamazight est enseignée désormais dans 32 wilayas.
La journée de Yennayer, fête nationale, au même titre que le 1er Mai (fête du Travail), le 5 Juillet (fête de l’Indépendance nationale), et le 1er Novembre (fête de la Révolution) ? L’idée est en bonne voie, semble-t-il, pour l’inscrire dans la liste des fêtes légales et donc revoir la loi n°05-06 du 26 avril 2005 modifiant la loi n°63-278 du 26 juillet 1963.
Quant à la statue du roi Massinissa, prévue initialement à être érigée à proximité du tunnel des Facultés, elle sera finalement érigée à Tafourah (en bas de la Grand-Poste) où une placette est d’ores et déjà aménagée pour la recevoir. Ce projet commun de l’APC d’Alger-Centre et du HCA, (on ne sait pas encore s’il s’agit seulement d’un buste ou d’une statue grandeur nature) est confié aux artistes-créateurs nationaux. Les premières soumissions se seraient avérées infructueuses, d’où un nouvel appel d’offres. En attendant, ce sera Mouloud Mammeri, le chantre de l’amazighité, que l’on mettra sur un piédestal à l’occasion du centenaire de sa naissance à travers des séminaires dont se chargera un comité scientifique et en présence de la famille du disparu. Un timbre à l’effigie de l’écrivain sera édité par les services des postes et télécommunications. Dans le même sillage, un gros chantier concerne l’environnement s’agissant de la traduction des panneaux des édifices publics et privés dans un souci d’uniformisation. A ce propos, le HCA se trouve aujourd’hui très sollicité et afin de répondre aux demandes, une structure à cette fin a été créée. Bien sûr, ce programme est inscrit dans la durée puisqu’il s’étalera du 11 au 16 janvier, sous l’autorité des walis de Tlemcen (Beni Snouss), Batna, Béjaïa, Sétif et Tissemsilt en collaboration avec les secteurs de la culture, la jeunesse et les sports et l’artisanat.
Brahim Taouchichet

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