Oran: Plus de 60 tonnes de tabac à priser saisies

Oran: Plus de 60 tonnes de tabac à priser saisies

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Les services douaniers de l’Entreprise portuaire d’Oran ont saisi plus de 14.000 pièces détachées automobiles, toutes de fabrication contrefaite.
Les services commerciaux d’Oran viennent de saisir plus de 6300 kg de tabac à priser, la «chemma». Pour cause, ledit produit, qui est de provenance inconnue, ne porte aucune raison sociale de son fabricant.
La saisie a été opérée dans un dépôt situé dans la localité d’Es Sénia. Dans le sillage d’une telle action, les services commerciaux ayant opéré un tel coup, ont dressé un procès-verbal au contrevenant lequel sera poursuivi pour exercice illégal de commerce. Ce n’est pas tout.

Les sorties des contrôleurs de la direction du commerce ont abouti à la fermeture de six unités de fabrication de tabac à chiquer. Celles-ci, implantées dans la zone industrielle d’Es Sénia, exerçaient en violation de la réglementation, sans aucune autorisation leur donnant le droit d’investir dans un tel créneau. Idem pour le marché de la pièce détachée de contrefaçon. Celui-ci connaît un décollage tangible.
Les services de contrôle compétents indiquent une telle réalité. Dans un bilan établi récemment, les services douaniers de l’Entreprise portuaire d’Oran ont saisi plus de 14.000 pièces détachées automobiles toutes de fabrication contrefaite.

Nos sources indiquent que «ladite marchandise provenait d’Asie». Pis encore, elle ne répond à aucune norme de sécurité ni de qualité. Ce n’est là que la partie visible de l’iceberg.
Les pièces de rechange de qualité dérisoire envahissent les magasins spécialisés des Castors. C’est dire que c’est dans ce quartier que le commerce des produits contrefaits est légalisé en toute impunité.
Un tel créneau est devenu un canal officiel. D’autant que des Asiatiques, ayant investi dans le secteur du petit commerce en Algérie, élargissent leurs investissements en s’ouvrant essentiellement au commerce de la pièce de rechange.

«Le choix porté sur un tel investissement n’est pas un simple fait du hasard. Ces nouveaux investisseurs, bousculant à longueur de journée les locaux, ont sans aucun doute flairé la bonne affaire et les avantages consistants engrangés en commercialisant de tels produits.» C’est ce qu’explique une enseignante à l’université d’Oran. Dans un passé récent, près de 10 tonnes de pièces de rechange ont été saisies au port d’Oran.
Pour cause, lesdites pièces n’étaient pas accompagnées d’étiquettes indiquant le pays de provenance, d’où l’hypothèse de la contrefaçon et la saisie qui a suivi.

En dépit de la série de mesures prises par le législateur, la lutte contre la commercialisation des produits contrefaits est encore loin d’être gagnée. Plusieurs objets font l’objet d’imitation avant de les expédier en Algérie. En somme, plus de 1,151 million d’articles contrefaits ont été saisis par les services des douanes durant les neuf premiers mois de 2015, contre 586.750 articles saisis durant toute l’année 2014.
L’Espagne occupe la première place parmi les pays d’origine des produits contrefaits importés avec plus de 50% des produits saisis, suivis de la Chine (32%) puis d’autres pays comme la Turquie et l’Inde.

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