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Formation du nouveau gouvernement : Le FJD et Ennahda exclus de l’agenda ?

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Les tractations autour de la formation du prochain gouvernement se poursuivent dans la discrétion, du moins de la part des autorités politiques. Si l’on sait par des voix partisanes que le Mouvement de la société pour la paix (MSP) et le Front du changement (FC) ont été consultés, l’autre alliance islamiste, regroupée autour du Front pour la justice et le développement (FJD) est maintenue, elle, dans l’expectative.

Cela même si les mauvaises langues soutiennent que le parti El-Bina, d’Ahmed Dane, prépare son attirail pour rejoindre le Palais du gouvernement, quoique Kamel Kraba, le chargé de communication du parti, ait nié ces informations, indiquant que “jusqu’à hier (dimanche), nous n’avons eu aucun contact avec la Présidence ou ses émissaires, d’une façon formelle ou informelle”. Notre interlocuteur précise toutefois que “si on recevait une offre pareille, en cette période sensible, on devrait engager un débat profond au sein du conseil national du parti, surtout après les dépassements, notamment la fraude électorale à grande échelle et le silence qui s’en est suivi et qui prouve que l’on est encore loin de l’État de droit”. Selon lui, ces raisons font qu’il “sera difficile de prendre une décision à ce sujet, que ce soit au niveau du conseil de notre parti ou de celui de l’Itihad qui regroupe les trois partis (Ennahda, El-Bina et El-Adala)”.

Les précisions du parti El-Bina, ajoutées aux affirmations des partis FJD et du mouvement Ennahda, signifient-elles que, contrairement au MSP et au RND, les autres partis islamistes n’entrent pas dans l’agenda du pouvoir pour la formation du prochain gouvernement ? Ou alors que la question nécessitera encore du temps ? Dans les milieux islamistes concernés, on préfère croire à la seconde hypothèse. C’est ce que soutient du moins une Gorge profonde au sein de l’Itihad qui indique que les tractations avec le Front du changement et d’El-Bina vont bon train pour intégrer le prochain gouvernement.

La même source indique également que des négociations en coulisses ont lieu depuis un temps déjà, pour la désignation des chefs de file de ces deux partis dans la composante gouvernementale. Mais l’annonce aurait été retardée sciemment jusqu’à la proclamation officielle des résultats des législatives par le Conseil constitutionnel. Si les tractations aboutissent et que le parti d’Ahmed Dane entre au gouvernement, c’est tout le projet d’alliance “Itihad” qui risque d’aller à vau-l’eau. S’il rejoint l’Exécutif, Dane se condamne à subir les foudres de ses alliés qui pourraient voir dans son ralliement la trahison d’un pacte politique publiquement scellé.

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