Tipasa: La Journée internationale des infirmières célébrée à Sidi-Ghilès

Tipasa: La Journée internationale des infirmières célébrée à Sidi-Ghilès

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Ce fut sous la formule de portes ouvertes où trônaient une dizaine de chapiteaux que les infirmières et les infirmiers de l’hôpital régional de Sidi-Ghilès, sis à moins de 100 kilomètres d’Alger, ont célébré la première édition de la Journée internationale des infirmières et des infirmiers, événement unique en son genre dans la wilaya de Tipasa.

Pour Mme Lassel, la coordinatrice de chirurgie générale, et M. Dehili, coordinateur du bloc opératoire à l’hôpital régional de Sidi-Ghilès, l’événement est de taille, car ces portes ouvertes mettent en évidence l’énorme effort consenti par ces centaines de paramédicaux au service des malades de l’hôpital régional de Sidi-Ghilès.
M. Dehili nous dira à ce propos que «de 8h du matin jusqu’au soir, on est très sollicité et on se trouve partagé entre plusieurs spécialités, à cause du manque d’effectifs, mais aussi de l’insuffisance des blocs opératoires».

Quant à Mme Lassel, la coordinatrice de chirurgie générale, elle est d’avis à ce qu’on distingue les spécialités isolément au niveau de la structure hospitalière, à l’instar du maxillo, de l’ophtalmo et de la chirurgie générale.
M. Aïssou Moussa, enseignant dans le cycle des paramédicaux, est éloquent à ce sujet : «Nous formons le potentiel de base des paramédicaux et cela nous permet de pallier le manque d’infrastructures de formation ; mais il serait souhaitable de lancer une école de formation des paramédicaux et permettre de préparer un potentiel en mesure de faire face à la demande et de compenser le déficit en infirmiers.»

M. Dekkiche, un infirmier très expérimenté, nous dira qu’il «y a des besoins vitaux en spécialistes, à l’instar des gynécologues où le déficit est immense».
Un autre infirmier révèle que le système des médecins de garde n’est pas totalement opérationnel, sachant que certains médecins de garde résident à plusieurs dizaines de kilomètres de Sidi-Ghilès.
Une ancienne et sympathique infirmière évoquera les nouveautés au niveau de «l’hôpital de Sidi-Ghilès, qui dispose du système d’hospitalisation à domicile (HAD), à l’instar du service oncologie qui compte 30 lits, et de l’UMC de Cherchell, qui dépend de Sidi-Ghilès, où sont installés tous les services du Trauma Center, avec la neuro-chirurgie, le maxilo-facial, la traumatologie, la chirurgie et la réanimation, le tout avec près de 100 lits».

M. Badie Oukfil, informaticien en chef, un fin connaisseur des bases de données relationnelles au sein de l’hôpital régional de Sidi-Ghilès, nous dira que «cette profession d’infirmier constitue une catégorie professionnelle incontournable, dont l’absence et l’insuffisance rendent les actes médicaux inopérants».
Selon des sources statistiques locales, la wilaya de Tipasa dispose de plus 1 600 paramédicaux, dont 964 techniciens supérieurs de la santé, 567 techniciens de la santé, et de 78 agents techniques.

L’hôpital régional de Sidi-Ghilès compte 272 paramédicaux, pour 6 généralistes et 51 spécialistes, tandis que l’hôpital de Gouraya compte 16 généralistes, 17 spécialistes et 86 paramédicaux ; l’hôpital de Hadjout compte, pour sa part, 14 généralistes, 40 spécialistes et 255 paramédicaux, l’hôpital de la ville de Koléa compte 26 généralistes, 62 spécialistes et 316 paramédicaux. La ville de Tipasa dispose de 22 généralistes, 13 spécialistes et 219 paramédicaux.

Pour les établissements de santé de proximité non érigés en hôpitaux, le personnel paramédical est important, à l’instar de Damous, où il y a 175 paramédicaux pour les polycliniques de Damous et Beni Mileuk, ainsi que 11 salles de soins pour Damous, Larhat et Beni Mileuk et une maternité urbaine. Une répartition inégale et insuffisante des paramédicaux, pour les structures de proximité dépendant de Cherchell, Tipasa et Bou Ismaïl, Sidi-Amar, Menaceur, Ahmer-el-Aïn, Bourkika, Sidi-Rached, Bou-Haroun, Khemisti, Fouka, Douaouda et Aïn-Tagouraït où se retrouvent près de 500 paramédicaux est signalée.

En Algérie, il y a environ 100 000 infirmiers, selon des informations fournies à la Chaîne 3 ; et selon cette source, il y aurait un infirmier pour 420 habitants, ce qui amène les experts du secteur hospitalier à identifier le besoin à 50 000 infirmiers pour toute l’Algérie.
Pour la wilaya de Tipasa, près de 1 000 lits d’hospitalisation sont disponibles, soit 1,5 lit pour 1 000 habitants. Il y a 1 généraliste pour 1 775 habitants et 1 agent paramédical pour 384 habitants ; tandis qu’il y a 1 médecin spécialiste pour 2 340 habitants. Quant aux infrastructures médicales, il y a 1 polyclinique pour près de 30 000 habitants et 1 salle de soins pour près de 7 000 habitants.

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