10 nouvelles chaînes de télé privées prochainement agrées: Grine libère les écrans

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Doucement mais sûrement, le paysage médiatique algérien effectue sa mue sans trébucher ni faire de vagues.
L’annonce faite avant-hier par le ministre de la Communication concernant l’octroi d’agréments à une dizaine de chaînes de télévision privées marque une nouvelle étape dans la douce, mais sûre mutation du paysage médiatique national. L’Autorité de régulation de l’audiovisuel, qui a travaillé dans la sérénité, a eu tout le loisir d’étudier les dossiers et surtout apprécier le comportement de ces médias, dont ceux qui ont été autorisés à couvrir la campagne électorale pour les dernières élections législatives. Sur le sujet, Hamid Grine affiche une pleine satisfaction.

«La couverture des médias nationaux, tant privés que publics, était globalement excellente à l’exception de quelques cas de dépassements enregistrés ici et là mais sans incidence sur leur déroulement», note le ministre, confirmant par la même, le bien-fondé de sa démarche à la tête du secteur de la communication. Auteur de deux circulaires destinées aux entreprises de presse publiques et privées, le ministre a certainement suivi, au quotidien, le travail des journalistes sur le terrain et dans les studios. La satisfaction qu’il en tire est quelque part le résultat d’une démarche qu’il a entreprise au premier jour de son installation au poste de ministre de la Communication. Hamid Grine accorde, faut-il le souligner, une importance capitale à la personne du professionnel de ces médias.

Le journaliste aura été, toutes ces années, au centre du discours du ministre. Lui rappelant ses devoirs d’objectivité et d’éthique, dans le cadre du cercle vertueux qu’il n’a cessé de défendre, Hamid Grine a surtout défendu les intérêts moraux et matériels du journaliste algérien. La situation sociale catastrophique de nombreux confrères a été prise en charge dans le sens d’une stricte application de la réglementation en matière salariale, notamment.

Hamid Grine est certainement le premier ministre de la Communication qui s’est publiquement indigné des conditions socio-économiques de la profession et qui n’a pas mâché ses mots à l’endroit de certains patrons de presse indélicats. Aujourd’hui, la situation est bien meilleure, bien qu’il faille encore redoubler d’efforts pour donner au métier de journaliste tout le respect qui lui est dû.Si aujourd’hui, le ministre évoque l’autorisation d’exercice à de nouvelles chaînes de télévision avec une certaine aisance, c’est qu’un travail a été fait en amont sur la ressource humaine et surtout l’obligation de neutralité et d’objectivité des médias, principal canal de la formation de l’opinion nationale.

L’oeuvre de Grine à la tête du département de la communication aura été salutaire en ce sens qu’elle a largement contribué à recentrer le débat de la communication en Algérie sur celui qui produit l’information. Le ministre ne s’est pas trompé en ressassant, à chacune de ses sorties sur le terrain, la nécessité d’accorder tout l’intérêt qu’il mérite au professionnel. Il a fait un véritable travail de pédagogie à partir des quatre coins du pays. En effet, outre la qualité de la parole journalistique, Hamid Grine a tenu à y associer l’ensemble des Algériens à travers l’immensité du territoire national. Alger n’est pas l’Algérie.

C’est là une conviction profonde pour ce ministre qui s’est exprimé dans les radios locales des 48 wilayas du pays. A ce propos, il y a lieu de relever que de tous les ministres de la Communication qu’a connus le pays, Hamid Grine est certainement celui qui est resté le moins de temps dans son bureau. En journaliste dans l’âme, il a fait le tour de tout le pays. Ces contradicteurs peuvent dire ce qu’ils veulent, ils ne peuvent pas nier que l’homme s’est adressé à tous les Algériens et pas seulement à eux ou aux salonards des hauteurs de la capitale. Le travail sur l’homme, au coeur de la mission de Grine qui dit appliquer les directives du chef de l’Etat, connaîtra un saut qualitatif avec la mise en place d’une Autorité de régulation de la presse écrite et l’établissement d’une carte professionnelle nationale.

Des chantiers ouverts, il y a quelques années, mais qui n’ont toujours pas abouti pour la simple raison que le ministre n’entend pas imposer sa volonté aux journalistes. Ce sont ces derniers qui construiront leur propre maison. C’est d’ailleurs le meilleur moyen d’aboutir à une corporation solidaire et digne du métier. Cette profonde conviction qui anime l’oeuvre du ministre de la Communication n’a pas faibli lorsque les adversaires du président de la République l’ont pris pour cible, histoire de le mettre à genoux, au même titre que d’autres ministres du gouvernement.

Avec Nouria Benghebrit et Mohamed Aïssa et d’autres membres de l’Exécutif, Hamid Grine fait partie des «centurions de Bouteflika» qui, contre vents et marées ont défendu leur programme. Malmené et durement critiqué par certains cercles hostiles au chef de l’Etat, jusqu’à le livrer à la meute politico-médiatique, Hamid Grine a tenu bon et n’a jamais répondu à l’insulte par l’insulte, bien au contraire.

Et c’est cette rectitude qui permet aujourd’hui au ministre de la Communication d’affirmer avec la sérénité, à laquelle il a habitué l’opinion, que les chaînes de télévision ont bien couvert les élections législatives, que le niveau de la presse nationale s’améliore de jour en jour, en raison principalement de l’importance accordée au professionnel de la presse écrite et audiovisuelle et l’insistance apportée par le ministre au concept du cercle vertueux. «L’Algérie a franchi, ces dernières années, de grands pas et nous constatons la différence entre la presse d’hier et celle d’aujourd’hui», note le ministre.Cela donne aux médias algériens une crédibilité de plus en plus affirmée sur la scène arabe et africaine. Il faut souligner à ce propos que dans son environnement régional, la presse algérienne occupe les meilleures places en matière de qualité et de liberté de ton.

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