Accusations de fraude dans l’attribution des licences d’importation de viandes : La...

Accusations de fraude dans l’attribution des licences d’importation de viandes : La justice saisie contre 3 opérateurs

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Le ministère du Commerce, qui vient d’accorder des licences d’importation de viandes fraîches à 14 importateurs, sur les 17 sélectionnés initialement par un comité technique installé pour la circonstance, compte déposer plainte contre les trois opérateurs qui ont interprété leur exclusion comme un « passe-droit », estimant que le processus d’attribution a été entaché d’irrégularités.
Ils ont même sollicité l’arbitrage du Premier ministre auquel ils ont adressé une correspondance dans laquelle ils assurent remplir tous les critères exigés, capitalisant plus de dix années d’activité dans le créneau et possédant un réseau de distribution de professionnels en conséquence.

En réponse, dans un entretien accordé à TSA, le Directeur général du commerce extérieur au ministère du Commerce, Abderrahmane Benhazil, s’en défend et assure que « les autorisations d’importation de viandes ont été accordées en toute transparence ». «Le ministère du Commerce va saisir la justice contre les auteurs de ces propos diffamatoires. Il n’y a aucune pratique malsaine», dit-il. «Le comité technique chargé d’examiner les dossiers des opérateurs économiques est composé de représentants de plusieurs secteurs, en l’occurrence le commerce, l’industrie, l’agriculture, la douane et les impôts. Notre travail se fait dans une transparence totale.

Pour les licences d’importation de viande, le comité a traité sur la base des courants d’échanges traditionnels. C’est-à-dire par rapport aux flux d’échanges traditionnels de chaque opérateur», a-t-il expliqué. Il faut savoir que ce comité a reçu quelque 53 demandes. Sur les 53 opérateurs, seulement 36 ont été retenus par le comité, a expliqué le responsable.

Sur ce total, 11 opérateurs ont été exclus au motif qu’ils figurent sur le fichier national des fraudeurs, alors que 6 autres présentent des registres de commerce qui contiennent la même adresse et le nom du même gérant. Après une seconde phase, dite de sélection selon le mode du commerce traditionnel, 17 opérateurs ont été sélectionnés, 16 privés et un public. Les viandes importées doivent satisfaire à un certain nombre de critères. De prime abord, «le produit est soumis à une autorisation des services vétérinaires du ministère de l’Agriculture. Ces services vérifient notamment que l’abatage se fait selon le rite musulman».

Aussi, les prix de vente, le pays de provenance de cette viande doivent être affichés. Sur le registre prix, le responsable estime que, pour la viande bovine, il ne devrait pas dépasser les 700 DA le kilogramme. Dans sa lancée, il confirme que vu que c’est un produit sensible et que la majorité de nos boucheries ne disposent pas de moyens de stockage appropriés, la viande congelée est bien interdite à l’importation. En vue de réguler et de satisfaire la demande locale en viande, les pouvoirs publics ont décidé d’importer pour près de 20 000 tonnes de viandes rouges fraîches dans une première étape. 50% de ces quantités seront importées d’Espagne, tandis que le reste proviendra de France, d’Italie, du Brésil et de Nouvelle-Zélande.

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