Le wali de Boumerdès au forum de la radio locale: «Je ne...

Le wali de Boumerdès au forum de la radio locale: «Je ne vends pas des rêves»

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Le wali de Boumerdès Abderrahmane Madani Fouatih était, ce lundi, l’invité du forum de Radio Boumerdès limité aux deux seuls journalistes de la Chaîne 1 et de Radio Boumerdès.
Le débat, bien cadré, a porté sur les plus importants dossiers qui sont posés à la région. Les questions des journalistes portaient sur l’éradication des chalets hérités du séisme de 2003, la santé, le développement dans le domaine du tourisme ainsi que les préparatifs de la saison estivale de l’été prochain.

Le dossier du logement, notamment l’éradication des chalets, était le premier thème abordé lors de cette rencontre. A cette occasion, le wali a renouvelé son engagement concernant l’élimination de ces habitations en préfabriqué, dont les occupants relèvent de cas sociaux, tenait-il à rappeler, puisque les familles sinistrées ont, toutes, été relogées antérieurement.
«La wilaya de Boumerdès est réputée pour le terrorisme et les chalets. La situation sécuritaire s’est nettement améliorée et pour ce qui est des chalets, nous avons pris l’engagement de les éradiquer avant la fin de l’année 2017», dira Fouatih.

Le wali rappellera à ce propos que pas moins de 3 opérations de relogement s’effectuent chaque mois. Le wali annonce que la prochaine opération prévue à Bordj-Menaïel touchera pas moins de 500 familles. S’insurgeant contre des groupes de citoyens qui manifestent dans la rue pour exiger un logement, Fouatih dira :«Les gens doivent apprendre à demander un logement par la voie réglementaire.»
Concernant les terrains où sont implantées ces habitations de secours, ils seront reversés, s’engage le chef de l’exécutif de Boumerdès, au secteur de l’investissement dans le tourisme, pour les sites implantés le long du littoral ou à l’habitat collectif lorsqu’il s’agit des localités de l’intérieur de la wilaya.

Répondant à une question sur le programme AADL, l’invité de Radio Boumerdès annoncera que la wilaya a bénéficié de 8 400 et 1 500 unités pour un portefeuille de 18 000 demandes. «Je ne serais jamais l’artisan de la construction de logements sociaux en zones rurales. Je conçois mal un fellah ou un éleveur habitant le cinquième étage d’un immeuble», assénera le wali lorsqu’il est interrogé sur l’habitat rural. Dans ce secteur, l’orateur se montrera optimiste sur le financement promis par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales lors de sa visite d’il y a une quinzaine de jours, non seulement pour le financement des constructions individuelles en zone rurale mais de tout l’accompagnement (ouverture de routes, électrification , …).

Dans le secteur du tourisme, dont il fait l’une de ses priorités, les deux journalistes qui posaient des questions d’ordre général n’ont pas aidé leur invité à approfondir son analyse. Sur cette filière il dira : «Je ne donnerai pas le foncier à n’importe qui. Par ailleurs, il y a 95 projets d’investissements dans la wilaya dont une grande partie n’a pas encore démarré. Je prendrai le temps nécessaire pour écouter tout le monde et cerner les difficultés que rencontrent les uns et les autres avant d’agir.» Et d’ajouter : «Je ne vends pas des rêves, j’agis sur le terrain pour engranger des résultats.»

Pour professionnaliser le tourisme, Fouatih est partisan de la révolution des esprits. Concernant la saison estivale 2017, il promet de grands changements pour améliorer l’attractivité du rivage de Boumerdès. «J’ai donné instruction à tous les P/APC de ne plus délivrer des autorisations populistes. Tout doit se faire dans un cadre organisé pour améliorer le séjour des estivants. Je ne comprends pas comment dans une wilaya de 107 kilomètres de rivage il n’y a que 36 plages autorisées à la baignade ? Or, nos statistiques démontrent que la plus forte fréquentation est observée dans des plages rocheuses. C’est à nous de mettre des commodités dans ces plages.»

La santé est le dossier quelque peu marginalisé lors de ce débat. Pourtant, Fouatih a des choses à dire. Il ne s’en était pas privé, il y a une quinzaine de jours lorsque le Conseil de wilaya avait débattu de ce secteur, le wali s’est contenté de dire : «En dépit de la proximité de Boumerdès avec la capitale, notre wilaya souffre du déficit d’infrastructures et, surtout, des spécialistes. Nous demandons à bénéficier des fruits de la formation dans le pays.»

Il a en outre à peine survolé le dossier du projet de l’hôpital de 240 lits de Boumerdès. Ce projet qui connaît plusieurs années de retard est devenu un enjeu financier colossal d’une famille. Ce projet a, en effet, enregistré l’éviction pour le moins opaque d’un bureau d’étude qui avait, d’après ce qu’il nous avait dit il y a quelques mois, refusé le diktat d’une entreprise italienne laquelle sous-traitait les travaux de réalisation avec une entreprise privée algérienne dont les dirigeants ont des liens de parenté avec ceux du bureau d’étude de remplacement et des responsables dans l’exécutif de la wilaya.

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