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Enquête exclusive. La vérité sur les 1,8 milliard d’euros « offerts » par nos hauts gradés à une entreprise algéro-américaine

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Algériepart poursuit son enquête sur les 14 marchés d’une valeur de 1,8 milliard d’euros accordés par le ministère de la Défense à la défunte entreprise algéro-américaine, la BRC, entre les années 2001-2005. Dans cette deuxième partie nous révélerons de nombreuses anomalies et irrégularité constatées par les inspecteurs de l’Inspection générale des finances qui ont pondu un rapport confidentiel sur les dessous de ces marchés militaires. Un rapport qui est resté dans les tiroirs de nos dirigeants et qui n’a donné aucune suite au niveau de notre justice. Jusqu’à aujourd’hui, aucun membre du commandement militaire n’a fourni des explications concernant toutes ces irrégularités.

Et pourtant, au cours de leur travail, les inspecteurs de l’IGF ont découvert que l’exécution de plusieurs contrats entre la BRC et notre ministère de la Défense nationale a abouti à des surcoûts, des retards importants et des malfaçons comme nous l’explique clairement ce document :

En dépit de toutes ces insuffisances, l’algéro-américaine BRC a toujours reçu des paiements en bonne et due forme pour poursuivre ses travaux. La BRC a reçu même des paiements sur certains projets qui n’ont même pas encore été initiés comme nous l’indique ce document :

Les enquêteurs de l’IGF ont étudié, par la suite, les projets réalisés les uns après les autres. En planchant sur l’hôpital d’Oran, les enquêteurs ont noté de nombreuses violations de la réglementation en vigueur. Ainsi, les équipements de cet hôpital militaire, une infrastructure sensible, n’ont même pas été contrôlés par l’organisme public, l’ENACT, à savoir l’entreprise nationale d’agréage et de contrôle technique. Et des frais supplémentaires ont été engagés par la direction centrale de la santé militaire et les factures ont été préparées avant même la signature d’un avenant de contrat avec la BRC.

 

A Constantine, pour la réalisation de l’hôpital militaire, la BRC est allée jusqu’à adopter des démarches très douteuses qui soulèvent de nombreux soupçons de corruption. Pour la réalisation de 300 logements de cet hôpital militaire, l’entreprise algéro-américaine a sous-traité avec Batigec, une entreprise publique. Mais celle-ci est partie sous-traiter également en accordant ce marché à la société COFFOR Algérie « qui n’a ni statut juridique de droit algérien, ni registre de commerce ni siège social » et son adresse s’était avérée fausse lorsque les enquêteurs de l’GF ont procédé à des vérifications sur le terrain. Une entreprise fantôme qui a bénéficié d’un marché juteux et nos décideurs militaires n’ont rien vu venir. Du jamais vu !

 

Et après avoir pris tous ces marchés militaires, la BRC n’a pas hésité à s’emparer de plusieurs autres marchés suivant toujours la fameuse procédure de gré-à-gré placée sous le sceau de l’urgence. Or, les enquêteurs de l’IGF ont bien démontré que plusieurs de ces chantiers pris en charge par la BRC ne revêtaient aucun caractère urgent.

Nous poursuivons dans notre troisième partie nos révélations sur les autres dessous scandaleux des marchés militaires confiés à l’algéro-américaine BRC. Un dossier, rappelons-le encore une fois, qui n’a jamais été traité par la justice de notre pays puisque nos hauts responsables ont pris toutes les dispositions politiques pour étouffer ce scandale.

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