France : une victoire en trompe-l’œil pour Emmanuel Macron, déroute des Socialistes

France : une victoire en trompe-l’œil pour Emmanuel Macron, déroute des Socialistes

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TSA
France : une victoire en trompe-l’œil pour Emmanuel Macron, déroute des Socialistes

La République en marche (LREM), alliée au MoDem (le parti de François Bayrou), rafle une majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale à l’issue de ce second tour des élections législatives, avec au moins 360 sièges, selon une première estimation encore provisoire réalisée par Kantar Sofres-Onepoint.

Mais, contrairement à ce qu’indiquaient les sondages, le parti d’Emmanuel Macron et son allié feraient donc moins bien que prévu. La semaine dernière, les instituts leur donnaient 400 à 445 sièges.

Plusieurs ministres -dont le maintien en fonction était conditionné à leur victoire aux législatives- ont été réélus : Christophe Castaner (secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement), Richard Ferrand (ministre de la Cohésion des territoires), Bruno Le Maire (ministre de l’Économie) et Annick Girardin (ministre des Outre-mer) ont été réélus dans leurs circonscriptions. 

Les Républicains résistent 

Au sein des formations politiques traditionnelles, la débâcle annoncée pour les Républicains n’a pas eu lieu. La coalition de droite autour des Républicains et de l’UDI obtiendrait 133 sièges.

Le Parti socialiste et ses alliés de gauche se retrouvent avec seulement 45 sièges au Parlement, alors même qu’il avait obtenu une majorité absolue à l’Assemblée nationale il y a cinq ans. Il faut remonter aux élections législatives de 1993 pour obtenir un score aussi faible (57 députés obtenus à l’époque). 

Après l’annonce des résultats, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a annoncé sa démission. Ce qui ouvre une période de crise pour le parti de François Hollande.

En revanche, si la plupart des commentateurs et sondeurs annonçaient dimanche dernier que La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon serait dans l’incapacité de former un groupe à l’Assemblée nationale, les premières estimations en début de soirée indiquent que le parti obtiendrait 17 sièges. Pour rappel, il faut au minimum 15 sièges pour former un groupe parlementaire. 

Le Front national devrait également faire mieux que prévu avec au moins six députés. Si pour l’instant, tous les résultats ne sont pas encore connus, Louis Aliot, numéro 2 du FN, a été élu dans la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales face à la candidate LREM Christine Espert, par 50,56% des voix contre 49,44%.

Les urnes désertées

Enfin, il faut évidemment noter que la victoire électorale du mouvement d’Emmanuel Macron est très relative. En raison d’une certaine lassitude après plusieurs scrutins ou d’un renouvellement de la vie politique de façade, moins de 40% des électeurs se sont déplacés dimanche pour aller voter. 

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, le taux de participation en métropole à 17h00, a atteint 35,33%, en nette baisse par rapport au premier tour (40,75%). Il est également en baisse par rapport au second tour des élections législatives de 2012 (46,42%).

Le taux d’abstention au second tour des élections législatives devrait atteindre 57% ou 58% des inscrits à 20h00, selon les premières estimations de deux instituts de sondage, Ipsos/Sopra Steria et l’institut Elabe. Du jamais vu pour des élections législatives en France. 

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