Risque de pénurie d’aliments de bétail : le gouvernement enquête sur les...

Risque de pénurie d’aliments de bétail : le gouvernement enquête sur les importateurs

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TSA
Risque de pénurie d’aliments de bétail : le gouvernement enquête sur les importateurs

Le ministre du Commerce vient de lancer une enquête sur la destination des aliments de bétails importés et l’état des stocks des différents importateurs de ces produits destinés à l’alimentation animale.

L’enquête a été lancée suite « aux accusations formulées par certains importateurs privilégiés au lendemain de la délivrance des licences d’importation de ces produits par le ministère du Commerce », selon une source gouvernementale.

Les enquêteurs s’intéressent particulièrement aux stocks du groupe Boudiab, qui contrôle 50% du marché des aliments bétail, selon la même source. Cet importateur a déjà été autorisé à importer plus de 300 000 tonnes de  maïs et près de 90.000 tonnes de tourteaux de soja ainsi qu’une quantité importante d’autres produits nécessaires à la fabrication d’aliments pour les animaux.

« Nous voulons savoir où sont passées les quantités importées. Est-ce qu’elles ont été stockées pour créer la pénurie ou commercialisées ? », explique notre source.

Le ministère du Commerce menace de classer cet importateur sur la liste  des fraudeurs « si toutefois les enquêteurs constatent des cas de fraude ou de stockage illégal » des aliments de bétail importés. « Les agitations de cet importateur s’expliquent par le fait qu’il n’a pu obtenir la domiciliation bancaire de ces importation auprès de la BDL ».

Interrogé par TSA, le groupe Boudiab affirme avoir effectivement importé 273.553 tonnes de maïs et 84.884 tonnes de soja. « D’habitude, nous vendons 2 000 tonnes de maïs et 1 000 tonnes de soja par jour. Notre stock aujourd’hui est de 8 000 tonnes de maïs et 4 000 tonnes de soja. Si on continue à vendre comme d’habitude, notre stock tiendra quatre jours », affirme un responsable de ce groupe, dont quatre bateaux chargés d’aliments de bétail sont en rade, faute de licence d’importation. « Depuis que les bateaux sont bloqués, nous avons réduit nos ventes à 500 tonnes de maïs et 200 tonnes de soja par jour », affirme le même responsable.

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