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En raison de la baisse des stocks: Hausse de plus de 10% des prix des aliments de bétail

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Selon les producteurs, la filière avicole est menacée en raison des difficultés des aviculteurs à couvrir les besoins alimentaires de leur élevage.

Les gérants de coopératives agricoles, les producteurs et les éleveurs de bétail et de volaille ainsi que les grossistes de Béjaïa ont tenu, hier, un sit-in devant le siège de la wilaya. Ils sont venus lancer un SOS aux autorités de wilaya devant la situation dramatique de leurs filières avec la baisse significative des stocks des aliments de bétail et de volaille. Et déplorer les premières hausses, enregistrées dans les prix du maïs (500 dinars) par quintal, le soja (700 dinars) par quintal, dès que les stocks ont commencé à baisser.

En effet, si dans un passé récent, ils payaient chez les grossistes 2 900 à 3 000 dinars le quintal de maïs, il est cédé, depuis cinq jours, entre 3 400 à 3 500 dinars. Le prix du soja, qui était de 5 500 dinars, est passé à 6200 dinars. Et tout le monde est obligé, désormais, d’aller ouvrir un dossier client auprès de l’Onab.
Leurs délégués ont été ensuite reçus par le SG de la wilaya, le wali étant en réunion avec les promoteurs immobiliers. Durant cette audience, les délégués ont fait part au SG de leurs doléances et tiré la sonnette d’alarme devant les effets de “rupture des stocks” qui commencent à impacter sur les filières. Tellement les éleveurs ne sont plus en mesure de couvrir les besoins alimentaires de leur cheptel.

La filière avicole est en effet en danger. “On s’achemine vers une pénurie totale si rien n’est fait pour réapprovionner rapidement et suffisamment le marché”, affirme l’un d’eux, qui déclare que certains, parmi eux, ne peuvent lancer de reproduction de leur cheptel pendant que d’autres s’apprêtent à brader le leur. D’où leur appel aux autorités politiques pour réagir vite et faire face à cette crise sans précédent que vit présentement la filière avicole – et pas seulement – qui risque de disparaître. Et avec son lot de drames : le chômage pour des centaines de milliers de familles, le surenchérissement sur les prix des viandes blanches et partant des viandes rouges, du poisson, etc. La situation est jugée catastrophique.

Bien que les gros importateurs n’aient pas fait de déclarations à la presse de crainte de subir des représailles préjudiciables à leur business, ils confirment, sous le sceau de l’anonymat, que même si “la pénurie n’est pas encore là, la situation est critique”. Ils regrettent néanmoins que devant cette crise, qu’ils n’ont pas vu venir, leurs infrastructures logistiques sont à l’arrêt et ils envisagent malheureusement à mettre en chômage technique ou à renvoyer leur personnel. Ils disent être asphyxiés par les traites qu’ils paient à leurs banques. Et ils craignent que les autorités politiques créent un nouveau monopole avec l’Office national des aliments de bétail (Onab).

L’Onab a tenu à rassurer ensuite l’aviculteur algérien en ce qui concerne la fourniture “d’aliment de qualité”. Selon l’office, le problème sera réglé prochainement. “Qu’il soit surtout rassuré de l’arrivée massive des intrants avicoles dans les prochains jours et par conséquent de la disponibilité de l’aliment de bétail”, affirme l’organisme. Ce dernier ajoute que “des placards publicitaires ont été insérés sur des quotidiens nationaux” pour informer les “fabricants et aviculteurs de la disponibilité de l’aliment au niveau de l’ensemble des unités de l’Onab”.

L’Onab dit respecter les “règles de la concurrence basés sur les prix et la qualité mais refuse et condamne fermement que ces règles soient dévoyées de leur contexte pour porter préjudice à une entreprise publique qui, de surcroît, respecte les lois du marché”.

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