Enquête universitaire. 82% des Algériens possèdent « au mieux, un niveau d’instruction inférieur...

Enquête universitaire. 82% des Algériens possèdent « au mieux, un niveau d’instruction inférieur au niveau secondaire »

2002
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Les qualités médiocres du système éducatif et de l’enseignement supérieur en Algérie ont un impact très négatif sur l’épanouissement de la population algérienne. Une enquête universitaire inédite a été réalisée à ce propos par un chercheur du centre de Recherche en Economie Appliquée pour le Développement (CREAD), située au coeur de l’université d’Alger (Bouzaréah).

Une étude qui explore toutes les dimensions du système éducatif algérien depuis l’indépendance du pays jusqu’au début des années 2000. Redoublement, déperdition scolaire, manque d’encadrement, sources des financements, organisation et gouvernance de l’université, l’enquête menée par le chercheur Bakouche Sadek regorge de données très précieuses qui renseignent sur la situation inquiétante de notre système éducatif. Elle lance également des pistes de réflexion sur les réformes à entreprendre en urgence. Les chiffres et conclusions de cette enquête demeurent toujours d’actualité jusqu’à aujourd’hui en 2017 car la situation n’a guère évolué significativement.

Le constat qui fait froid dans le dos est certainement ce chiffre : en Algérie, 82% des individus possèdent, au mieux, un niveau d’instruction inférieur au niveau secondaire !

Cette réalité méconnue par nos concitoyens et occultée par nos dirigeants n’autorise pas « à parler de contribution au développement du système productif, sans compter les 17% de jeunes analphabètes, âgés de moins de 20 ans et qui représentent près de 2,4 millions en
1998, issus, paradoxalement, du système scolaire », explique le même chercheur.

Aujourd’hui en 2017, ces chiffres ont certes baissé, mais cette réalité pédagogique n’a pas connu une métamorphose radicale.

Jusqu’à aujourd’hui, « le système d’enseignement et de formation se trouve éparpillé entre différents départements ministériels ; ce qui empêche une vision globale du processus éducatif dans sa dynamique. Cette vision globale est nécessaire à la cohérence du système et à sa fluidité », déplore le même chercheur. « Les ministères enferrés dans des logiques sectorielles et d’appareil n’ont pas la flexibilité suffisante pour s’insérer dans une démarche
d’ensemble », ajoute-t-il en soulignant qu’à « cela s’ajoute l’absence d’une planification de
l’éducation, qui par son instrument privilégié, la carte scolaire, permet la régulation du système ».

« Les incohérences nées du chevauchement des réformes, en amont, pour les cycles fondamental et secondaire, et les velléités visant à rectifier des faiblesses constatées dans la pratique, sans référence à une conception et une vision globale laisse penser que le système est géré en « mode d’urgence » : l’improvisation a suppléé à une planification sérieuse », conclut-il en dernier.

Algériepart vous invite à lire et relire l’intégralité de cette très importante enquête universitaire, fruit d’une recherche de haut niveau, en visionnant ce document :

Enquête sur le système éducatif et l’Enseignement Supérieur en Algérie by Anonymous uKab5aIwr on Scribd

 

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