Mohamed Aissa à Amnesty international: « Nous n’avons jamais eu de rapport positif »

Mohamed Aissa à Amnesty international: « Nous n’avons jamais eu de rapport positif »

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Le ministre des Affaires religieuses s’est félicité de la qualité du discours religieux développé durant ce mois sacré du Ramadhan.
La polémique sur les ahmadite refait surface. Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs a répondu à Amnesty Internationall laquelle appelle à cesser la répression contre cette secte. Le ministre a affiché sa colère quant aux tentatives de cette association de porter atteinte à l’image de l’Algérie. Le premier responsable du secteur estime que ce rapport d’Amnesty International n’est qu’un autre rapport plus négatif que les précédents.

«Je ne me rappelle pas que nous ayons eu un rapport positif de cette ONG», a-t-il déclaré en marge d’une conférence tenue sur la pensée religieuse et les défis de l’heure l’extrémisme. Mohamed Aïssa a soutenu qu’il n’a fait qu’appliquer les lois de la République. «Nous n’avons fait qu’appliquer la loi de la République de la même façon que les autres pays du monde», a-t-il réitéré. Le ministre a fait savoir que l’Algérie a signé les conventions internationales des droits de l’homme, de la liberté de conscience et la liberté du culte. «L’Algérie est le seul pays arabe et musulman qui a institutionnalisé la liberté du culte et la liberté d’exercice du culte», a-t-il tenu à rappeler en guise de persuasion.

Mohamed Aïssa a précisé que son département a interdit l’accomplissement d’une prière en dehors des lieux préconisés. «Nous avons pénalisé les ahmadites, mais aussi les évangélistes et les musulmans»,a-t-il dit en citant le cas de deux imams traduits en justice pour collecte d’argent sans autorisation. «Les lois de la République interdisent la collecte de l’argent sans autorisation préalable de l’Etat», a-t-il clarifié.

Le ministre a reconnu, dans ce sens, qu’il y a un vide juridique qui permet d’encadrer les associations à caractère religieux. «Nous n’avons pas de loi sur les associations religieuses je suis moi-même handicapé par la loi 47 portant sur les association qui stipule qu’il faut qu’il y ait un texte de loi régissant les associations religieuses», a-t-il avoué tout en précisant que le projet date depuis 2012. «Lorsque la loi sera promulguée, les ahmadites n’auront qu’à déposer un dossier auprès du ministère de l’Intérieur», a-t-il déclaré en précisant qu’il ne voit aucun inconvénient à la création d’association ahmadite dans le cadre de la loi.

Dans un communiqué rendu public hier, Amnesty International a appelé l’Algérie à cesser «sa campagne de répression» contre les membres du mouvement religieux minoritaire qu’est l’ahmadisme (ou ahmadiyya)». «Au moins 280 femmes et hommes ahmadis ont fait l’objet d’enquêtes ou de poursuites l’année dernière, après une vague d’arrestations qui a suivi le rejet par les autorités d’une demande d’enregistrement d’une association ahmadie et de l’inauguration d’une mosquée en 2016», souligne l’ONG dans son rapport. Par ailleurs, le ministre des Affaires religieuses s’est félicité de la qualité du discours religieux développé durant ce mois sacré du Ramadhan.

«C’est un discours juste et modéré, je me félicite et je félicite tous les imans car nous n’avons pas enregistré de dépassement cette année», s’est réjoui le ministre qui a apprécié la touche traditionnelle introduite dans l’appel à la prière. Au sujet du mufti de la République annoncé auparavant par le chef de l’Etat, le ministre a assuré que le projet est en cours. D’ici la fin de l’année, nous aurons une académie de la fetwa composée de l’élite», a-t-il affirmé. L’hôte du Sénat a soutenu que pour défendre notre référence religieuse, il faut axer sur la formation. De son côté, Amer Talbi, vice-président de l’association des ulema a appelé à la révision du discours des prêches et son unification en estimant qu’il est d’une grande importance pour sensibiliser les citoyens contre les idées étranges à notre religion.

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