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Exclusif. Licences d’importation de Maïs : 3 importateurs privilégiés au détriment d’une cinquantaine de fabricants

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C’est un véritable scandale qui secoue en ce moment le ministère du Commerce. Pour les licences d’importation de 2.145.321 tonnes de maïs destiné à la fabrication d’aliments de bétail, trois importateurs ont été privilégiés au détriment d’une cinquantaine de fabricants. 

Cette décision a provoqué la colère dans ce secteur d’importation de fourrage et d’aliments de bétail et de volaille. Et pour cause, l’Office national des aliments de bétail (ONAB) a pris le plus gros quota avec pas moins de 950 mille tonnes. Jusque là rien d’anormal. Mais les trois autres plus gros bénéficiaires de ces licences sont des importateurs privés qui ne sont guère des industriels dotés d’un savoir-faire dans ce secteur.

A Oran, l’opérateur SCCO a bénéficié d’un quota dépassant les 366 mille tonnes. Le deuxième opérateur SIPACO s’est approprié plus 228 mille tonnes. Quant aux Grands Moulins du Sud, ils ont hérité d’une licence pour un quota de 347 mille tonnes de Maïs. Or, la principale activité de cet opérateur privé est la fabrication des pâtes alimentaires et couscous ou les semouleries. Il s’agit d’un secteur qui diverge entièrement de la fabrication des aliments de bétail.

Et pourtant, ce secteur précis regroupe au moins une cinquantaine de fabricants et d’industriels. Ces derniers ont hérité de quotas dérisoires qui leur permettront  à peine de fonctionner pendant deux à trois mois à l’image du groupe Kharbouche et sa filiale la Sarl  AL ALF, basée à Tlemcen, qui ne pourra importer que 23 mille tonnes alors qu’il emploie près de 160 personnes dans son usine qui fabrique des aliments de bétail. Le groupe Metidji qui dispose lui aussi d’une importante usine de transformation de maïs à Maghnia devra, quant à lui, se contenter d’un quota de 19 mille tonnes.

Il s’agit bel et bien d’une situation inédite qui créent un cas sans précédent. Des fabricants écartés et marginalisés, mais des importateurs choyées ! Des emplois sont menacés et des usines risquent de fermer à cause de cette répartition étrange et inéquitable laquelle démontre enfin que notre pays est encore et toujours géré d’une manière irrationnelle alors qu’une difficile crise financière plombe ses caisses.

 

 

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