Contrôle du flux migratoire et réadmission des expulsés (Visa Schengen) : vers...

Contrôle du flux migratoire et réadmission des expulsés (Visa Schengen) : vers des restrictions sévères

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L’Union européenne a décidé de franchir un nouveau cap dans la lutte contre l’immigration clandestine et le flux de migrants qui arrivent dans l’espace Schengen. En effet, selon les résolutions de l’UE qui datent du 23 juin, des restrictions sur le visa Schengen seront imposées à tous les pays pourvoyeurs de migrants, y compris les pays transitaires, et qui n’acceptent pas les personnes expulsées à partir des pays de l’UE et membres de l’espace Schengen.

Ainsi, il a été clairement signifié que la réadmission des personnes expulsées devra faire l’objet, de la part de ces pays, de conditions d’accueil améliorées afin de juguler le flux migratoire. Aussi, l’UE a privilégié la facilitation des retours volontaires et le renforcement de la coopération avec les pays d’origine et de transit.

Parmi les résolutions qui concernent la région du Maghreb et du Sahel, la nécessité d’endiguer la pression migratoire sur les frontières terrestres de la Libye et des autres pays voisins. Ainsi, le Conseil européen a souligné “l’importance de soutenir la force conjointe G5 Sahel” et le démantèlement des filières des passeurs et des trafiquants humains, y compris le renforcement du contrôle des moyens utilisés par ces filières pour inonder l’UE de migrants et de faux migrants. Du côté de l’UE, le conseil européen a appelé les pays membres de l’espace Schengen à s’engager davantage pour progresser en matière de politique de retour et de réadmission, et ce, en s’appuyant sur le plan d’action renouvelé sur le retour, des accords de réadmission efficaces, des accords pragmatiques avec des pays tiers et en réévaluant la politique de visa vers les pays tiers, au besoin, et, enfin, en misant sur des arrangements bilatéraux des États membres avec les pays tiers pour arriver à cet objectif dans un cadre politique global.

Mieux, l’UE a plaidé pour la prévention contre les flux illégaux et la réforme du système européen commun d’asile, la vigilance sur tous les itinéraires de migration, le renforcement et l’exploitation des capacités opérationnelles de la frontière européenne.

Évidemment, le Conseil européen a prévu plusieurs autres clauses, comme l’implication directe, continue et renforcée avec les pays d’origine et de transit, y compris le renforcement de la coopération régionale dans les activités de recherche et de sauvetage qui reste la principale priorité.

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