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Des députés l’ont interpellé sur le blocage des projets du groupe à Béjaïa: Cevital: Tebboune s’engage à intervenir personnellement

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Le Premier ministre s’est engagé en plénière à “intervenir personnellement” pour la prise en charge du dossier.

Vendredi, lors de la plénière nocturne de l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrée aux réponses du Premier ministre et au vote du plan d’action du gouvernement, des députés ont interpellé Abdelmadjid Tebboune sur le blocage dont est victime le groupe industriel Cevital à Béjaïa. “Il y a une semaine, j’étais avec des élus nationaux et locaux et on a constaté sur le terrain, à Béjaïa, les abus des autorités centrales, en instrumentalisant le directeur général du port, qui bloque l’un des fleurons de l’industrie en Algérie (Cevital) au motif qu’il investit dans un domaine objet de convoitises et d’une mainmise d’un opérateur haut placé au sommet de l’État” a, en effet, dénoncé dans son intervention Athmane Mazouz, député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), imputant ce blocage au gouvernement.

“Il y a un seul responsable de ces injustices : le gouvernement”, a fulminé le député qui dit ne pas comprendre le double langage du gouvernement qui, d’une part, voudrait développer et diversifier l’économie nationale et, de l’autre, bloque délibérément des projets d’investissement. “Comment tolérer qu’un opérateur comme Cevital qui emploie plusieurs milliers d’Algériens et qui participe à l’effort du développement national soit bloqué à Béjaïa dans ses projets alors qu’il a toutes les autorisations nécessaires ? (…) Où est l’État ?” M. Mazouz s’indigne de ce fait du climat des affaires qui pénalise le pays.

“Sur l’amélioration de la situation économique du pays, le fait du prince continue à dicter injustement les orientations du gouvernement, loin des urgences et attentes des opérateurs économiques et des citoyens. Sur l’amélioration du climat des affaires et l’encouragement de l’investissement, la réalité est implacable à tous les niveaux : on bloque des investisseurs qui ont fait leurs preuves sur le terrain, on décourage les opérateurs, on étouffe socialement et économiquement nos régions et on ternit l’image du pays à l’intérieur comme à l’extérieur”, a-t-il déploré. Même veine chez Khaled Tazaghart, du Front El-Moustaqbal, qui dénonce la “décision inexpliquée” prise par le port de Béjaïa de bloquer un projet de Cevital. Ce qui, déplore-t-il, privera la wilaya d’au moins “1000 postes d’emploi directs et quelque 5000 indirects”.

M. Tazaghart qui estime que ces blocages sont pénalisants aussi bien pour l’investisseur que pour l’État et la population se demande si cela ne s’inscrirait pas dans une politique “d’isolement de la Kabylie”. Ces dénonciations ne sont pas l’apanage de ces deux députés seulement. Elles sont communes sinon à l’ensemble, du moins à la majorité des élus de la wilaya de Béjaïa. Sur le dossier, il y a un consensus. Le Premier ministre lui-même semble sensible au dossier. En plénière, il s’est engagé à “intervenir personnellement” pour la prise en charge des problèmes signalés dans la wilaya de Béjaïa dont, vraisemblablement, le blocage de l’entreprise Cevital. L’engagement est donc public.

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