Alors que plusieurs tentatives d’émigrations clandestines sont déjouées: 544 harraga arrêtés entre...

Alors que plusieurs tentatives d’émigrations clandestines sont déjouées: 544 harraga arrêtés entre l’Est et l’Ouest du pays

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L’intensification du phénomène de l’émigration clandestine s’intensifie d’est en ouest, parallèlement, des opérations coup de poing sont enregistrées au sein des réseaux de passeurs.
14 harraga dont une femme de 30 ans, ont été interceptés à 8 miles au nord de Ras El Hamra. Selon les précisions fournies par nos sources, âgés entre 21 et 31 ans, huit des harraga sont originaires de Annaba, alors que les six autres sont de Blida, ont levé l’ancre depuis la plage de Séraidi, avant d’être interceptés à 4 heures du matin.

Reconduits à la station maritime de Annaba, et soumis aux mesures d’usage, contrôle médical et identification dentaire, les 14 harraga ont été déférés par-devant le magistrat instructeur, près le tribunal de Annaba, qui les a amendés à 2000 DA, pour tentative d’émigration clandestine. Par ailleurs, et sur la base d’un guet-apens, mis en place par la Gendarmerie nationale de la wilaya d’El Tarf, une tentative d’émigration clandestine a été déjouée, apprend-on de source sécuritaire. Selon cette dernière, il s’agit de 14 prétendants à la traversée de la mort, qui depuis la plage les Sables d’or, dans la zone ouest de la ville d’El Kala, que les harraga envisageaient de rejoindre la rive sud de la Méditerranée. Surpris en flagrant délit de tentative d’émigration clandestine, les 14 harraga sont âgés entre 21 et 38 ans et originaires de plusieurs wilayas de l’Est du pays.

L’opération s’est soldée par la saisie d’un important matériel. Une embarcation artisanale de 7 mètres, un GPS, des bidons d’essence et une importante somme d’argent, nous précise-t-on. La tentative a été déjouée grâce aux informations parvenues aux éléments de la gendarmerie faisant état d’un mouvement suspect d’un réseau de harraga, au niveau de la plage rocheuse de Cap Rosa. Les membres du réseau s’attelaient à mettre au point tous les détails, pour la traversée de la mort, à plus d’une dizaine de jeunes désoeuvrés, cherchant une échappatoire, quitte même à sacrifier leurs vies. Les mêmes éléments sont parvenus dans la même nuit à déjouer une tentative de six prétendants à l’émigration clandestine.

Ces derniers âgés entre 26 et 39 ans tentaient de rejoindre l’île de la Sardaigne, dans le Sud de l’Italie, à travers une embarcation artisanale. Si l’intensification se fait sentir de plus en plus à l’est du pays, la situation est similaire à l’Ouet du pays, où la lutte contre l’émigration clandestine, demeure l’actualité des uns et des autres. En effet, la région ouest du pays semble prendre l’allure d’une plaque tournante des réseaux de passeurs. Ils activent dans la traite, du moment qu’il s’agit d’assurer une traversée illégale en haute mer. Dans ce sens, et au moment de la mise sous presse, on apprend que les réseaux de passeurs de l’Est et de l’Ouest du pays activent étroitement dans ce domaine.

Il ne s’agit pas uniquement de réseaux de passeurs, il est aussi question de réseaux de fabricants et de vendeurs d’embarcations, utilisées dans les traversées de la mort. Ainsi, au moment où les services de sécurité à l’Ouest du pays ont démantelé un réseau de contrebandiers de moteurs d’embarcations, activant entre Annaba et Aïn Témouchent, les vigiles de la mer ont de leur côté intercepté et déjoué plusieurs tentatives d’immigrations clandestines depuis les côtes Ouest du pays. Selon un bilan émanant du centre régional d’intervention et sauvetage, de la façade maritime ouest, en collaboration avec les gardes-côtes ont, depuis le début du mois de janvier et jusqu’à la fin du mois sacré, intercepté plus de 530 prétendants à l’émigration clandestine. Ces groupes de harraga sont composés, selon le même bilan, de candidats subsahariens de plusieurs nationalités.

Aussi, il est retenu au terme du même bilan, la présence de femmes, dont six étaient enceintes, et des enfants mineurs. Selon les chiffres rapportés par ledit bilan, il est fait état de la saisie de 73 embarcations artisanales, dont 16 sans moteur. Il est noté que la plupart de ces embarcations de fortune, sont fabriquées dans des chantiers navals secrets et dotés de moteurs issus de la contrebande. Les investigations diligentées par les services de sécurité ont abouti à la découverte d’un réseau spécialisé dans sa commercialisation, dont le chef, un contrebandier originaire de la wilaya de Annaba, a été arrêté en possession d’un grand nombre de moteurs. Les services de sécurité de la région Ouest du pays, sont parvenus à mettre fin aux activités de ces réseaux nationaux, grâce à la collaboration de l’Interpol et des services de sécurité espagnole. Contactés par leurs homologues algériens, leurs investigations ont permis de mettre hors d’état de nuire deux membres d’un réseau de passeurs spécialisés dans la programmation de la mort en haute mer, pour des centaines de jeunes. Originaires de Boukadir, dans la wilaya de Chlef, les deux éléments activaient au sein d’un réseau qui a, à son actif, plus de 20 embarcations volées depuis les côtes de la wilaya de Mostaganem.

Toujours dans le cadre de l’étroite collaboration qui lie l’Algérie et l’Espagne, ce pays a, depuis le début de l’année rapatrié vers les ports de l’Ouest du pays, quelque 315 harraga, tous de nationalité algérienne. Par ailleurs, il est à noter que, pendant que des milliers de jeunes Algériens croupissent dans les centres de rétention, à l’image de Lampedusa (Italie), d’autres endurent la traque des services de sécurité dans les capitales européennes, en France et Rome notamment. Alors que d’autres, se comptant par centaines, sont portés disparus. En effet, ils ont payé de leur vie, cette aventure incertaine, endeuillant leurs familles pour un avenir au fond de la Méditerranée.

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