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Le témoignage de Carlos sur l’assassinat de Hassan II avec la complicité du pouvoir algérien

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Carlos fut, dans les années 70 et 80, le terroriste le plus redouté avant Oussama Ben Laden. Aujourd’hui, il n’est qu’un révolutionnaire professionnel à la retraite anticipée, derrière les barreaux de la Maison centrale à Poissy, oublié de tous. Sa vie a inspiré plus d’une cinquantaine de livres, et de nombreux films documentaires ou fictions qui ont tenté de cerner, décrire ou juger ce personnage aux mille facettes. Laszlo Liszkaï, journaliste et écrivain, a écrit sur Carlos en 1992 sans l’avoir rencontré et cette fois a voulu reconstruire le parcours du terroriste, dans son nouvel ouvrage, « Le monde selon Carlos », paru il y a quelques jours en France. Ce dernier s’est basé sur les récits de Carlos lors de centaine d’heures de discussions au parloir dans la Maison centrale à Poissy.

Carlos, très proche de l’ancien président Houari Boumediene, Ilich Ramírez Sánchez, connu sous le surnom du « Chacal ». Il avait élaboré un plan avec la complicité du pouvoir algérien de l’époque pour assassiner le roi du Maroc, Hassan II. Mais rien ne va se passer comme prévu, rapporte le journaliste Laszlo Liszkaï dans son ouvrage.

« Le 27 décembre 1978, Carlos perd un autre protecteur très influent. Le président algérien Houari Boumediene est mort à Alger. Le nouveau président Chadli Bendjedid place ses fidèles dans l’administration et vire les anciens hommes de main comme Ahmed Draia, directeur de la Sûreté générale, ou Saleh Hidjeb, « Vespa », patron du commissariat central d’Alger. Avec ce dernier, ancien truand et tueur à gage du régime sous la présidence de Boumediene, Carlos monte un projet pour assassiner le roi Hassan II au Maroc. Il envoie deux équipes séparées au Maroc, chacune de quatre personnes, mais sans qu’elles se connaissent », rapporte l’ouvrage.

Selon le journaliste Laszlo Liszkaï Carlos lui a livré un témoignage inédit de cet épisode : « Personne ne connaissait notre informateur. Il y avait une seule personne qui pouvait nous indiquer par quelle route le Roi allait quitter Rabat. Chaque équipe devait se placer au bord d’une des deux routes. L’informateur, le moment venu, devait nous dire si Hassan II prendrait la route rouge ou la bleue. C’était seulement le contact direct à Rabat, moi et Saleh Hidjeb qui connaissions le nom de notre informateur, le général Ahmed Dlimi ». Ahmed Dlimi était un homme de confiance du roi Hassan II. Mort dans un accident de circulation en 1983, violemment percutée par un camion fou sur un boulevard périphérique de la capitale Marocaine.

La collaboration était stoppée net après, la mort imminente de Houari Boumediene et le renvoi d’Ahmed Draia. Sur ces fait l’opération du roi du Maroc a été annulée.

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