Les télécommunications, un secteur en déperdition

Les télécommunications, un secteur en déperdition

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TSA
Les télécommunications, un secteur en déperdition

Les années passent et l’Algérie continue d’être à la traîne en matière de nouvelles technologies et de télécommunications. Le pays s’est en effet placé à la 153position du classement mondial des pays selon l’accès à internet de la population, d’après les chiffres publiés, pour l’année 2016, par Internet Live Stats.

Avec une population de 40,3 millions d’habitants où seulement 7,9 millions de personnes sont connectées à internet, le taux de pénétration de l’Algérie s’établit à 19,7% à peine. Un score tellement faible que plusieurs pays ravagés par la guerre comme le Yémen, la Syrie ou encore la Palestine occupée ont un taux d’accès à internet plus important que l’Algérie.

Malgré les années fastes où le pétrole était au plus haut, malgré les milliards de dollars à la disposition du pays, l’évolution d’internet n’aura été que marginale. La minorité qui arrive à être connectée le fait sur un réseau de mauvaise qualité, instable et en décalage avec ce qui se fait dans des pays n’étant pas censés être plus avancés que le nôtre.

Dans un secteur où chaque année qui passe représente des décennies de progrès, l’Algérie a un millénaire de retard. Ce retard ne s’exprime pas seulement en termes d’infrastructures et de qualité du réseau et des services, mais déjà en termes de réglementation.

L’Algérie ne dispose toujours pas d’une loi régissant le commerce électronique. Alors qu’il a été annoncé à plusieurs reprises par la ministre des P’TIC, Houda Imane Feraoun, rien de concret n’a pour le moment abouti.

La ministre continue de jouer le chronomètre en retardant l’échéance quant à la mise en place du cadre juridique pour l’e-commerce. En attentant, Houda Feraoun semble préférer se distinguer en limogeant les managers des entreprises publiques sous sa tutelle. D’Algérie Télécom à Mobilis, en passant par Algérie Poste, aucun PDG n’a fait long feu sous le règne de la ministre, même lorsqu’il s’agit de personnes recrutées par ses soins comme c’est le cas pour le directeur général d’Algérie Poste qui vient d’être remercié.

Le jeu de chaises musicales joué par la ministre des P’TIC offre ainsi, comme conséquence, une situation d’instabilité dans la plus haute hiérarchie de ces entreprises publiques, relevant d’un secteur stratégique, et contribue à l’absence totale de visibilité ou de plan d’action dans un domaine qui nécessite, pourtant, particulièrement une stratégie claire. Pour l’instant, ces entreprises, comme leur ministre de tutelle, semblent condamnées à un éternel tâtonnement.

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