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Abdelmadjid Tebboune : « L’Algérie n’est pas un paradis mais elle est très loin d’être un enfer »

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TSA
Abdelmadjid Tebboune : « L’Algérie n’est pas un paradis mais elle est très loin d’être un enfer »

Abdelmadjid Tebboune a prononcé, ce jeudi 29 juin, un discours de plus d’une heure devant les membres du Conseil de la Nation (Sénat) au cours duquel il a tenté une nouvelle fois de minimiser l’impact de la crise pétrolière tout en appelant à la construction d’un consensus pour faire face à la situation. « L’Algérie n’est pas un paradis mais elle est très loin d’être un enfer », a lancé le Premier ministre, dans ses réponses aux sénateurs concernant le plan d’action de son gouvernement.

Faisant allusion au Venezuela, le Premier ministre a estimé que l’Algérie n’est pas confrontée à une grave crise. Il a donc exclu le recours à l’endettement extérieur. Pour rassurer, Abdelmadjid Tebboune a annoncé la relance de certains projets gelés dont ceux liés à la construction d’écoles primaires dans les wilayas du Sud et celles situées sur les frontières, l’étude d’un projet de station électrique à Illizi et la poursuite du recrutement dans le secteur public notamment dans l’éducation.

L’ancien ministre de l’Habitat a consacré une bonne partie de son allocution à ce secteur, évoquant la fin imminente de la crise du logement en rappelant les milliards de dollars dépensés pour régler ce problème. Le Premier ministre s’est ensuite étalé sur le bilan des dernières années en citant plusieurs chiffres dont ceux des établissements scolaires et universitaires : 18.826 primaires, 4.427 collèges, 2.370 lycées, 97 universités.

« Nous sommes 44 millions d’habitants », tacle une sénatrice. Abdelmadjid Tebboune reste imperturbable. Il continue d’énumérer les « réalisations ». « Dans certaines régions à l’intérieur du pays, vous trouvez Internet et la télévision même sous une tente », a-t-il vanté. En matière des grands transferts d’eaux, le Premier ministre place l’Algérie aux côtés des États Unis. « Nous avons pu faire bénéficier les citoyens de l’eau sur 750 kilomètres », a-t-il dit, en référence au projet de transfert d’eau In Salah-Tamanrasset. Sur le chômage, le Premier ministre positive. « Nous sommes à un taux de 10,8%. C’est beaucoup mais il faut comparer avec d’autres pays européens comme l’Espagne, le Portugal, la Grèce. Nous ne sommes pas dans une situation catastrophique », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a indiqué que les délais de mise en application du plan d’action sont fixés et que les objectifs de son gouvernement sont « clairs » et « précis ». Comment compte-t-il financer son programme ? « Ce qu’il faut comme argent pour appliquer les programmes est disponible », a assuré Abdelmadjid Tebboune avant de citer quelques mesures dont la « baisse des dépenses », la lutte « contre la surfacturation », la « réorientation des ressources », la « réforme du système fiscal ». « Ce n’est pas un problème de disponibilité mais de priorités », a-t-il insisté.

Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé le maintien des aides de l’État en faveur des produits de large consommation mais évoque désormais un ciblage autour duquel un consensus est indispensable. « Le consensus est obligatoire dans les affaires qui concernent toute la Nation. Nous sommes arrivés à une situation où des gens sont très riches et d’autres très pauvres. On touche à une politique qui dure depuis quatre décennies », a expliqué le Premier ministre. Le consensus doit se faire notamment sur « les revenus qui excluent les aides de l’État », selon lui.

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