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Les chiffres qui font peur : comment l’Algérie perd depuis 2014 des milliards de dollars

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Comme il vient de l’annoncer le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, les réserves de changes de l’Algérie sont en train de fondre comme neige au soleil. 

Et cette saignée a commencé, en réalité, depuis le début 2014 lorsque le niveau des réserves s`approchait de 195 milliards usd à fin mars 2014 mais amorça, par la suite, une tendance baissière en s`établissant à 193,27 mds usd à fin juin 2014, avant de descendre encore à 185,27 mds usd à fin septembre de la même année.

Auparavant, et particulièrement depuis 2006, les réserves de change montaient à hauteur, parfois, de 20 milliards usds annuellement en s`établissant à 77,8 mds usd en décembre 2006, à 110,2 mds usd à fin 2007, à 143,1 mds usd à fin 2008, à 147,2 mds usd à fin 2009, à 162,2 mds usd à fin 2010, à 182,2 mds usd à fin 2011, à 190,6 mds usd à fin 2012 et à 194 mds usd à fin 2013. En décembre 2012, nos réserves ont atteint un pic de 205 milliards de dollars.

Mais l’envolée des importations et la forte chute des cours pétroliers avaient fortement contribué dans l`amenuisement des flux alimentant les réserves de change du pays. Cependant, la situation n’est guère reluisante et ces dernières pertes confirment que la gestion de ces réserves de changes pose vraiment problème dans notre pays pour la simple raison que l’Etat n’a pas su les rentabiliser comme il se doit.

Et pourtant,  1er juillet 2012, un rapport de la Banque d’Algérie avait révélé que “les placement des réserves de change à l’étranger ont rapporté à l’Algérie 4,45 milliards de dollars en 2011. Ces réserves, estimées à 182,22 milliards de dollars (MDS USD) à fin décembre 2011. La quasi-totalité de ces placements, répartis entre les Etats-Unis et l’Europe, sont effectués en portefeuille de titres souverains (valeurs d’Etat). Ces titres sont soumis à un taux d’intérêt moyen fixe de 3%.”

Et depuis, les Algériens n’ont eu droit à aucune autre explication. Depuis 2012, personne n’a dit à nos compatriotes si nos réserves ont été rentabilisés ou non. Il faut savoir que ces réserves permettent de sécuriser l’investissement et surtout d’éviter un dérapage plus important de la valeur de notre monnaie nationale le dinar, par rapport aux devises.

“Il existe actuellement une corrélation d’environ 70% entre la valeur actuelle du dinar et ce stock de devises via la rente des hydrocarbures. Autrement, le dinar flotterait à une parité de 300/400 dinars l’euro”, a expliqué à ce propos. Abderrahmane Mebtoul, expert international en management stratégique. Selon ce dernier, il aurait fallu placer les réserves algériennes dans des valeurs-refuges, comme l’or dont le cours a augmenté de plus de 400% en dix 10 ans ou aller vers les fonds souverains (sovereign wealth funds), qui est un fonds de placements financiers (actions, obligations, etc.) détenu par un État, notamment acheter des actions dévalorisées en attendant la remontée des cours. Malheureusement, aucune de ces solutions n’a été adoptée et aujourd’hui nos réserves fondent au vu et au su de nos dirigeants.

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