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Malgrè la baisse des ressources provenant de sonatrach: La BEA affiche un bilan de 2 574 milliards de dinars

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La banque souligne “le maintien à un niveau appréciable des indicateurs de rentabilité financière et des performances de gestion réalisées au cours de l’exercice 2016”.

La Banque extérieure d’Algérie (BEA) semble avoir pâti du recul marqué des revenus des exportations algériennes de pétrole et de gaz. La banque publique, qui compte beaucoup de clients dans le secteur de l’énergie, dont la compagnie publique Sonatrach, affiche un bilan total de 2 574 milliards de dinars. C’est du moins ce qui ressort du procès-verbal de l’assemblée générale ordinaire qui s’est tenue le 31 mai 2017.

La BEA, considérée comme la “banque de Sonatrach”, évoque une baisse des ressources collectées du secteur public, notamment celles provenant de Sonatrach. Le procès-verbal relève “une évolution importante des crédits à l’économie orientés principalement au financement de l’investissement, ainsi que l’effort en matière de collecte des ressources auprès du secteur privé qui a permis de compenser la baisse des ressources collectées auprès du secteur public”. La diminution des ressources en provenance du secteur public, explique la BEA, “est due essentiellement à la baisse des ressources provenant de la relation Sonatrach”.

La Banque souligne “le maintien à un niveau appréciable des indicateurs de rentabilité financière et des performances de gestion réalisées au cours de l’exercice 2016”. Il s’agit principalement de la hausse du produit net bancaire et du résultat net de la banque. Le bénéfice net s’établit à 34,57 milliards de dinars, légèrement en hausse par rapport à celui réalisé en 2015, estimé à 33,4 milliards de dinars.

La Banque annonce la distribution de 10 milliards de dinars de dividendes qui alimenteront les caisses de l’État actionnaire. Le secteur des hydrocarbures a, durant les trois dernières années, représenté plus de 25% des ressources de la banque en moyenne et de 10,8% de son PNB (Produit net bancaire qui équivaut à la somme des marges d’intermédiation et des commissions nettes), lequel a atteint en 2015 près de 70 milliards de dinars dont seulement 7,5 milliards de dinars ont été générés par le secteur des hydrocarbures. En 2015, le prix moyen du baril de pétrole a chuté de 47,1%, passant de 100,2 dollars en 2014 à 53,1 dollars, en 2015.

Cette forte chute des prix, associée à une légère baisse des quantités d’hydrocarbures exportées, s’est traduite par une baisse des recettes d’exportations d’hydrocarbures de 43,4% (33,08 milliards de dollars en 2015 contre 58,46 milliards de dollars en 2014). Ces tendances se sont poursuivies au cours de l’année 2016 avec un niveau de recettes d’exportation d’hydrocarbures de 27,66 milliards de dollars, compte tenu d’un prix moyen du baril de pétrole, de 45 dollars en 2016 et d’un volume exporté en hausse de 10,6% par rapport à l’exercice 2015.

Le secteur des hydrocarbures reste le client de référence de la BEA. Mais le fait d’avoir réussi à diversifier son portefeuille a permis à “la banque de Sonatrach”, de moins ressentir l’impact de la baisse des prix de pétrole. Le président de l’assemblée générale a d’ailleurs recommandé à la banque d’améliorer la collecte des ressources et de diversifier les produits d’épargne. Il a également recommandé de poursuivre les efforts de modernisation et de développement de nouveaux produits d’épargne adaptés aux besoins de la clientèle et de développer les moyens de paiement moderne.

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