Mont Bougantas (Annaba): 70 heures de lutte acharnée pour éteindre le feu

Mont Bougantas (Annaba): 70 heures de lutte acharnée pour éteindre le feu

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Il a fallu près de 70 heures aux pompiers, aidés par les éléments des services forestiers et la population, pour arriver à bout de l’important brasier qui s’est déclaré jeudi dernier du côté du mont Bougantas, sur les hauteurs de la ville d’Annaba.
Pendant trois jours, l’air était irrespirable dans la ville du fait de la grande canicule aidée par la chaleur des incendies. Selon le responsable de la cellule de communication de la Protection civile d’Annaba, le commandant Abdelhamid Belhouchi, le départ du feu a été signalé en milieu d’après-midi du jeudi 3 août, dans cette zone escarpée et fortement boisée.

La mise en place des moyens matériels et humains de lutte contre le feu n’a pas tardé à se faire sur le lieu du sinistre. Et pour cause, selon la même source, cette zone est limitrophe du parc de loisirs de Sidi-Achour et renferme également treize habitations et une dizaine d’étables abritant un important cheptel constitué de 500 moutons et 100 vaches.

Les moyens mobilisés par la Protection civile étaient conséquents. Il s’agit de 8 camions de lutte contre les incendies dont trois de gros tonnage avec citerne de 6 000 litres, un officier, deux sous-officiers et 20 sapeurs-pompiers. Et ce n’est que dans l’après-midi du dimanche 6 août que le dernier foyer d’incendie a été maîtrisé et totalement éteint.

La célérité de l’intervention des soldats du feu, rejoints par une colonne mobile comprenant deux camions-citernes et 6 pompiers, a pu venir à bout de ce brasier. Du fait de la présence continue des hommes de la Protection civile et des forêts bravant les flammes durant trois jours sur les lieux de l’incendie, on n’a, heureusement, déploré aucune victime humaine ni perte parmi le cheptel. Mais le couvert végétal de la forêt de Bougantas a pris un sérieux coup.
Ainsi, on a recensé quelque 7,5 hectares d’arbres de diverses essences dont une majorité d’eucalyptus et de chênes-lièges, ainsi que de maquis complètement calcinés par les flammes.
A. Bouacha

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