Mostaganem: El-Guelta de la plage de Sidi-el-Mejdoub

Mostaganem: El-Guelta de la plage de Sidi-el-Mejdoub

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«El-Guelta» se trouve côté mer juste à l’entrée de la plage populaire de Sidi-el-Mejdoub. Cette guelta en forme de cercle est ceinturée par des petits récifs et de gros rochers.
On raconte que El-Guelta la fabuleuse de la plage de Sidi-el-Mejdoub est un espace dans la mer et aurait fait des miracles parmi les jeunes filles à la recherche d’un mari.

Selon les dires des nos grands-parents, le rituel se fait pendant la saison du printemps. Des jeunes filles accompagnées de leurs parents convergent à pied de Mostaganem-Ville vers ce lieudit El-Guelta où chaque jeune fille, à tour de rôle, se prête à un cérémonial assez insolite.

La jeune fille arrive à El-Guelta puis se cache derrière un grand rocher, se dénude complètement et porte dans une de ses mains une bougie allumée et dans l’autre, du henné. Alors, la maman ou une bénévole lui fait une grande ablution avec l’eau de mer, sous les youyous d’une foule de femmes et sous les douaâs implorant Dieu le Tout-Puissant de lui trouver un mari à sa convenance. Ensuite, la jeune fille se rhabille et lance le henné dans la guelta tout en laissant sur le rocher la bougie allumée.

La légende dit que la jeune fille ayant réalisé cet acte reçoit, dans les jours qui suivent illico presto, la demande de mariage tant rêvée ou espérée. La jeune fille se mariera donc, vivra dans le bonheur et aura beaucoup d’enfants.Telle est cette histoire racontée par nos grands-parents. Il y a des grands-mères de nos jours qui se souviennent de ce rite puisqu’elles ont elles-mêmes participé à ce rituel pour trouver un bon époux et elles sont heureuses. El-guelta existe toujours dans cette plage mais le cérémonial a disparu.

Le premier café maure de Mostaganem
Le café maure de père en fils de Hadj Arif Mustapha (Allah yarahmou) est situé en face de l’ex-poissonnerie en contrebas du centre-ville. Pour les nostalgiques du temps passé, ce café rappelle que cette partie du quartier El-Derb fut jadis un lieu marchand, avec un nombre important de cafés, de gargotes, de confiseries traditionnelles, de coiffeurs, de hammams, d’artisans de métiers traditionnels avec un riche patrimoine de plus de 14 métiers allant de la fabrication de la djellaba aux instruments de musique.

Les habitations sont construites dans un style architectural néo-mauresque.
L’absence de gaz butane à l’époque obligeait les cafetiers à utiliser du coke et à allumer très tôt vers 2 heures du matin ce combustible jusqu’à obtenir des braises pouvant servir à préparer ou chauffer le café, le thé et le lait de vache frais pour servir en premier les habitués des lieux, les marins, puis les commerçants avant l’aube.
A. B.

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