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Révélations. Les dessous du plan secret pour évincer Tebboune d’ici le mois de novembre

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Il se passe quelque chose de pas net en Algérie. Le tout nouveau Premier Ministre, Abdelmadjid Tebboune, subit une campagne médiatique des plus hostiles. Une fois n’est pas coutume, les attaques les plus virulentes proviennent des médias affiliés habituellement au clan présidentiel à l’image d’Ennahar ou de l’Expression.

Tebboune est, d’ores et déjà, accusé d’avoir trahi la confiance du Président Bouteflika. Il est vilipendé pour avoir répondu à l’invitation du Premier ministre français à Paris sans avoir respecté les exigences du protocole. On lui reproche un bilan mitigé alors qu’il n’a occupé ses fonctions que depuis près de 3 mois. En un temps record, Tebboune s’est attiré les foudres de plusieurs membres de l’entourage du Président de la République.

Mais pourquoi une telle hostilité ? C’est, d’abord, le lobbying des hommes d’affaires les plus riches en Algérie, dirigés par un Ali Haddad revanchard, qui est à l’origine de cette déstabilisation programmée du Premier Ministre, a appris Algériepart suite à ses investigations. Oulmi, Bairi, Mazouz, Blikaz Hasnaoui, Dennouni, Metidji, Benhamadi et plusieurs autres milliardaires ont tous approché Saïd Bouteflika pour lui faire part de leur peur concernant cette lutte frontale menée par Tebboune contre ce qu’il qualifie, lui, de “pouvoir de l’argent”.

Ces richissimes entrepreneurs ont expliqué que l’économie nationale va beaucoup pâtir des décisions hâtives et brutales de Tebboune. Ces hommes d’affaires ont confié dans leurs missives adressées au frère du Président que le nouveau Premier Ministre ne croit pas au consensus et fait cavalier seul pour imposer des mesures économiques comme le blocage des importations et les révisions de plusieurs projets validés par son prédécesseur Sellal. Selon le collectif de ces hommes d’affaires, il en résulte de cette gouvernance à sens unique un dangereux risque de paralysie. Dans leur argumentaire, les “oligarques” ont expliqué que leurs partenaires étrangers se méfient désormais de l’Algérie et ne souhaitent plus investir dans notre pays en raison de cette instabilité réglementaire provoquée par le forcing solitaire de Tebboune.

Cependant, des sources très proches du sérail nous assurent que la gestion des affaires ne constitue pas la seule pomme de discorde entre Tebboune et Saïd Bouteflika ainsi que ses proches. Le nouveau Premier-Ministre aurait mis les pieds dans le plat de la crise de succession de 2019. Selon nos informations recoupées auprès de plusieurs sources sûres, Tebboune s’est beaucoup rapproché depuis sa nomination du Chef de l’Etat-Major, Ahmed Gaïd Salah. Une proximité qui n’a pas du tout plu aux proches des Bouteflika qui redoutent une alliance stratégique à même de bloquer la nomination d’un successeur d’Abdelaziz Bouteflika par le clan présidentiel.

Il faut dire qu’au moment où Tebboune reçoit des missiles sur sa tête, le chef de l’Etat-Major de l’Armée expose ses muscles en accomplissant des visites d’inspection sur le terrain et en rencontrant les hauts gradés de l’armée. Des activités qui interviennent en plein mois d’août, une période habituellement promise à la farniente et au calme plat. Difficile de ne pas percevoir un message politique dissimulé dans les méandres de ce travail de terrain.

Qu’en est-il du côté de Tebboune ?  Développe-t-il des ambitions politiques et montre-t-il la force de ses coups de poings pour plaire uniquement aux Algériens dans l’optique d’une candidature en 2019 ? Les proches de Tebboune ne démentent pas cette hypothèse et laissent planer un doute qui terrasse ses adversaires.

Se sentant en danger, Saïd Bouteflika et ses proches passent à l’offensive. L’été promet d’être chaud et nos sources assurent qu’un plan de “débranchage” de Tebboune est d’ores et déjà en cours de préparation. A la résidence présidentielle de Zéralda, un lobby se met en place pour favoriser la solution d’un énième remaniement ministériel qui doit intervenir à l’issue des élections locales au mois de novembre prochain. Deux noms sont avancés pour remplacer éventuellement Tebboune si ce plan fonctionne à merveille. Il s’agit de Tayeb Belaîz, l’ex-ministre de l’Intérieur, et Ahmed Ouyahia, l’actuel chef de cabinet du Palais d’El-Mouradia. Les deux personnalités ont été approchées secrètement. Rien n’a filtré jusque-là sur ces consultations. D’autres noms figurent sur une short-liste de potentiels candidats. Il s’agit de Tayeb Louh, l’actuel ministre de la Justice, ou le retour d’un certain Chakib Khelil, l’expert le plus consulté et le mieux écouté par les Bouteflika.

Reste à savoir enfin si Tebboune est réellement fini politiquement. L’homme dispose encore d’une marge de manœuvre et peut renverser la vapeur surtout si son alliance avec le chef de l’état-major de l’armée se concrétise pour de vrai. A Alger, une forte canicule politique va chauffer l’atmosphère pendant encore de longues semaines…

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