Complexe Sider el Hadjar: Le syndicat dénonce une «tentative de déstabilisation»

Complexe Sider el Hadjar: Le syndicat dénonce une «tentative de déstabilisation»

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Le syndicat d’entreprise de Sider El-Hadjar «dénonce des tentatives de déstabilisation du complexe sidérurgique émanant de certains milieux dont la bonne marche de l’usine dérange énormément les affaires», souligne Noureddine Amouri, secrétaire général de ce syndicat.
Contacté suite à des informations diffusées par un média audiovisuel sur un arrêt total du haut fourneau n°2, le responsable du syndicat, qualifiant cette information de «dénuée de tout fondement», tient à rassurer l’opinion publique et l’ensemble de ses partenaires et «même les rivaux de l’entreprise» que celle-ci «est en bonnes mains», et que son plan de développement de la production «se poursuit conformément au programme de réhabilitation en toute sérénité et stabilité».

Il invite, par ailleurs, tout sceptique à se rendre au complexe pour vérifier de ses propres yeux l’activité normale qui s’y déroule. Pour sa part, une source crédible, de l’intérieur de l’usine, estime que le HF n°2, cœur de la zone chaude du complexe, n’a pas connu le moindre arrêt, depuis le petit incident du déraillement, début juillet écoulé, du train acheminant le minerai en fusion pour sa transformation.
Il a, d’ailleurs, été remis sur rails moins de 24 heures après, affirme-t-il. Non seulement le HF n°2 est en marche, mais l’ensemble des autres unités tels les laminoirs, les aciéries et autres fonctionnent sans aucun accroc, fait t-il savoir.

D’autres cadres et salariés du complexe pointent du doigt ceux dont l’arrêt de l’usine arrange leurs affaires d’importation d’acier, même s’il est d’origine douteuse comme celui importé, il y a quelques années, par certains privés d’Ukraine. La santé publique leur importe peu. L’essentiel pour eux c’est de ramasser le plus d’argent.

En effet, faisant l’objet d’analyses, on a découvert, après coup, que le produit ukrainien était irradié en raison de la catastrophe de Tchernobyl.
Rappelant les orientations du ministre de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda, lors de leur réunion à Alger au mois de juillet écoulé, les gestionnaires et le partenaire social du complexe Sider d’El-Hadjar se disent confiants et déterminés pour atteindre 680 000 tonnes d’acier liquide, d’ici la fin de l’année, et ce, depuis son redémarrage en avril dernier.
Ils projettent aussi d’arriver à produire, dans un premier temps, 1,2 million de tonnes pour arriver, en deuxième phase, aux 2,2 millions de tonnes/an.
A. Bouacha

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