Pourquoi le conflit entre Tebboune et ses adversaires menace l’avenir de l’Algérie

Pourquoi le conflit entre Tebboune et ses adversaires menace l’avenir de l’Algérie

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L’absence du chef de l’Etat de la scène publique et la guerre de tranchées que se livrent les clans au pouvoir préoccupent des partis et personnalités politiques. Certains vont même jusqu’à dénoncer une vacance du pouvoir et l’application de l’article 102 de la Constitution.

Ainsi, dans un communiqué de son Bureau politique le parti Talai El Houriyat estime que la lutte que se livrent Ali Haddad et Abdelmadjid Tebboune « influe négativement sur la gestion des affaires de l’Etat » et elle est « significative d’une aggravation de la crise de régime et de la profondeur de l’impasse politique générée  par la vacance qui perdure au Sommet de l’Etat », « impasse qui a dégénéré, en un délitement des institutions et constitue un danger pour la stabilité du pays et la sécurité nationales ».

Talaï El Houriyat, qui doute de la « sincérité » du pouvoir à lutter contre les érseaux maffieux,  rappelle que « les milieux d’affaires qui soutiennent le régime,  n’auraient jamais été mis en cause s’ils n’avaient pas été suspectés de vouloir peser sur les choix liés au rendez-vous électoral de 2019 qui constituent, pour le pouvoir, une ligne rouge à ne pas franchir ». « C’est cette ligne rouge » que ces hommes d’affaires «veulent franchir », indique le parti de Benflis.

Sofiane Djilali, de Jil Jadid est allé plus loin. Pour lui, le chef de l’Etat a décidé de mourir président. « L’accord tacite entre le Président et son entourage était simple : Le Président mourra en tant que Président quelque soit son état et la durée de sa maladie. En retour, le clan assumera le pouvoir en son nom et préparera la succession le moment venu, à sa convenance », écrit Sofiane Djilali dans un communiqué. Ce chef de parti réclame carrément la destitution du chef de l’Etat.

Seule l’application de l’article 102 de la Constitution « pourra éviter à l’Algérie une aventure gravissime », a-t-il ajouté. Deux jours auparavant, l’ancien ministre du Commerce, Nouredine Boukrouh avait demandé la même chose. La destitution immédiate   du chef de l’Etat, « qui serait atteint de démence » « s’imposerait alors comme une nécessité devant l’apparition de signes de démence, de confusion mentale ou de perte du discernement chez lui, risquant de placer le pays dans une situation de ‘‘péril imminent’’.»

Le chef de l’Etat n’apparaît plus publiquement. Sa dernière apparition publique remonte au 4 mai dernier.

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