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Affaire du Dr Ouali/ Le Conseil régional de l’Ordre des médecins de Blida déplore le rejet de la liberté provisoire

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Le Conseil régional de l’Ordre des médecins de Blida réagit au rejet de la demande de liberté provisoire introduite par la défense du Dr Ouali dans l’affaire dite de « la parturiente de Djelfa ». Il la qualifie de malvenue et réitère la même demande.

« La Chambre d’accusation près la cour de Djelfa, réunie mardi 15 août, a rejeté la demande de liberté provisoire introduite par la défense du Dr Ouali. Le Conseil régional de l’Ordre des médecins de Blida déplore profondément cette décision et réitère auprès de l’autorité judicaire concernée  sa demande de mise en liberté. Le Dr Ouali n’ayant d’une part aucune responsabilité pénale dans le décès de la parturiente de Djelfa et d’autre part quel que soit le ou les motifs de sa mise en examen, son maintien en détention reste incompréhensible. Il ne répond ni a une saine application de la Loi, ni a des considérations humanitaires ni a un souci de préserver la cohésion et l’Ordre social. L’article 123 et 123 bis du code de procédure pénale relatifs à la détention provisoire  sont pourtant d’une clarté limpide. Ces articles énoncent clair,  net et précis que la détention préventive est une mesure exceptionnelle, que l’ordonnance de mise en détention préventive doit être fondée sur un ou plusieurs des quatres motifs cités dans de l’article 123. Aucun de ces motifs ne s’applique au Dr OUALI. Cette décision ne prend nullement en considération le fait qu’il s’agit d’une femme, médecin, épouse et jeune maman d’un bébé âgé d’à peine un an. Les magistrats ne sont ils des époux et de bons pères de famille ? Qui humainement peut accepter et soutenir l’image de l’innocence même franchissant quasi quotidiennement le seuil de la prison de Djelfa pour les besoins indispensables de son allaitement. De Plus le maintien en détention du confrère entretient à juste titre la colère et la mobilisation du corps médical qui ressent être le bouc émissaire que l’on charge de tous les dysfonctionnements, maux et autres insuffisances de notre système de santé. Il est bon de rappeler que notre confrère effectuait son service civil auquel  seuls les médecins, à la différence de tous les autres universitaires, sont astreints. Les médecins, par une autre mesure discriminatoire récente, sont exclus de la décision récente de dispense d’une tranche d’âge de la population du service militaire. Le ministre de la santé, dans les suites du décès de Djelfa comme s’il y avait une relation de cause à effet, vient d’en rajouter une couche en obligeant les médecins privés à un service de garde, sans aucune concertation avec l’Ordre des médecins ou le syndicat national des médecins libéraux. En violation des dispositions de la Constitution, les médecins ne sont plus égaux en droits et en devoirs avec les autres concitoyens. Chargés d’un maximum de devoirs et d’un minimum de droits, ils sont  dans une réaction incompréhensible, inexpliquée et inacceptable les boucs émissaires des pouvoirs publics, de certains médias et d’une partie de la population désinformée à cet effet. Qui a un intérêt à maintenir un climat aussi délétère envers le corps médical ? Certainement pas ceux, et les médecins en font partie,  qui bon gré mal gré, tôt ou tard, aujourd’hui et demain n’auront que ce système de santé pour les prendre en charge, les soulager et les guérir. »

Le Président                                                                

Dr TERKMANE Yacine

 

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