Boumerdès: La pénurie d’eau potable frappe plusieurs régions

Boumerdès: La pénurie d’eau potable frappe plusieurs régions

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La crise de l’eau potable persiste dans plusieurs localités de la wilaya de Boumerdès en cette période estivale.

 

Les habitants des zones rurales sont le plus touchés par des pénuries d’eau potable qui durent dans certaines localités jusqu’à trente jours. Le village Ouled Ameur, distant de neuf km du chef-lieu de la commune de Bordj Ménaïel, souffre depuis plusieurs semaines du manque d’eau potable. Les robinets sont à sec, selon un villageois, depuis le début de l’été. Notre interlocuteur ajoute que des représentants du village se sont plaints à plusieurs reprises auprès des responsables locaux, mais en vain. «Notre seule solution est de descendre dans la rue pour faire entendre nos doléances», nous dira-t-il encore. D’ailleurs, les habitants de ce petit patelin menacent de manifester leur colère contre l’absence de l’eau potable et réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie. Notons que le village est dépourvu de toutes les commodités essentielles, notamment une salle de soins, une antenne des services de l’état civil, encore moins un bureau de poste. La crise de l’eau potable frappe encore les habitants de Baghlia et le village Sébaou, à titre d’exemple, souffrent le martyre depuis le début de l’été. Cette pénurie n’est pas provoquée par le manque d’eau mais par le détournement de cette ressource essentielle vers l’irrigation de champs agricoles. L’oued Sébaou est à sec, malgré cela, l’eau existe et est mal exploitée.
Les habitants de ce village ne savent plus à quel saint se vouer en cette période caniculaire où la demande en eau flambe. Toujours à l’est de la wilaya, à Afir plus exactement, les villageois ont soif et la solution tarde à venir pour en finir avec ce calvaire qui se répète chaque saison estivale. Ammi Said, un vieux villageois de Boumati, affirme qu’il n’a jamais connu de telles pénuries alors qu’auparavant les gens s’approvisionnaient des sources d’eau sur les hauteurs. Au chef-lieu communal, les fuites d’eau sont légion. Les quantités d’eau qui se perdent sont immenses. Le réseau devrait être rénové afin de préserver ce liquide précieux. Près de 45 % de l’eau potable pompée à travers la wilaya part dans des fuites interminables de réseau de distribution. A Chabet El Ameur, le réseau d’eau potable est vétuste dans plusieurs endroits et les fuites sont récurrentes. Près de 13 000 habitants n’ont pas accès à l’eau potable dans cette contrée du sud-est de Boumerdès. Le projet devant alimenter la région d’Ait Mekla, achevé depuis plusieurs mois, n’est toujours pas mis en service et l’eau n’arrive pas dans les robinets. Le retard que connaît le projet d’alimentation en eau de Cap Djenet ne fait qu’accentuer la soif des villageois qui date de plusieurs décennies.

Amar Ouali

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