Akerrou (Azeffoun): Les habitants de Tigounatine crient leur colère

Akerrou (Azeffoun): Les habitants de Tigounatine crient leur colère

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Le maire d’Azazga, Mustapha Bouadi, a choisi la date du 20 août célébrant la Journée nationale du moudjahid, afin d’inaugurer le nouveau siège d’APC de cette localité, lors d’un rendez-vous marqué aussi par une visité du wali de Tizi Ouzou, M. Mohamed Bouderbali.

Les habitants de Tigounatine dans la commune d’Akerrou, daïra d’Azeffoun à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Tizi Ouzou, ont procédé dimanche dernier à la fermeture du siège leur l’APC, pour dénoncer ce qu’ils qualifient de mépris des autorités locales à l’égard des multiples revendications liées à l’amélioration de leurs conditions de vie. «Nous sommes les oubliés de l’Etat. Notre village qui a tant souffert durant la Guerre de libération nationale avec 63 martyrs tombés au champ d’honneur, est aujourd’hui à l’abandon. Nous manquons de tout. Ni gaz de ville, ni salle de soins, ni infrastructures sportives, ni aire de jeu, ni téléphone… Les autorités locales doivent se pencher sur la situation et nous sommes décidés à ne pas reculer jusqu’à voir nos revendications satisfaites», affirme un habitant de Tigounatine. Selon ce dernier, leur action de dimanche qui consiste à fermer le siège de la mairie n’a été malheureusement suivie d’aucune réponse de la part des autorités municipales. «Figurez-vous qu’aucun responsable à la mairie n’est venu au moins écouter nos doléances. C’est du mépris pur et simple», s’insurge notre interlocuteur qui, tout en énumérant les manques dont souffre leur village, notamment le problème du manque d’eau qui n’arrive selon lui qu’une fois tous les dix jours, ainsi que l’absence de réseau électrique dans de nombreux foyers et aussi le problème du réseau d’assainissement, a surtout affirmé que les habitants du village ont décidé de durcir leur mouvement en procédant à l’installation de tentes et camper devant le siège de l’APC d’Akerrou jusqu’à ce que les responsable daignent, enfin, répondre à leurs revendications. «Nous avons trop attendu. Cela fait des années que nous réclamons notre droit à une vie citoyenne digne mais à ce jour rien n’est fait. Certes, le réseau d’AEP vient d’être installé mais malheureusement l’eau n’arrive qu’une fois par semaine. Idem pour le réseau d’assainissement qui est, aujourd’hui, dans un état catastrophique avec les risques de maladie à transmission hydrique. Il y a aussi l’absence de téléphone devenu, aujourd’hui, un moyen nécessaire pour faire face aux exigences de la vie moderne.
Je ne parle pas de l’absence d’une salle de soins au niveau du village au point que nous sommes contraints de faire plus de 25 kilomètres jusqu’à à la ville d’Azazga pour une simple consultation», ajoute avec dépit notre interlocuteur.

Ali Chebli

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