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Éducation: Un déficit à la rentrée estimé à plus de 8 000 enseignants

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Le ministère de l’Education nationale devra faire face au problème de déficit en enseignants à la rentrée. Le contingent de dix mille nouveaux enseignants recruté cette année ne devrait pas pouvoir régler le problème. Puisque le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) estime ce déficit à plus de 8 000 à la rentrée prochaine.

Salima Akkouche – Alger (Le Soir) – Le secteur de l’éducation a perdu plus de 42 000 enseignants au cours de cette année en raison des départs à la retraite. Le ministère de l’Education tente de combler le vide engendré par ces départs avec une nouvelle vague de recrues.
En juillet dernier, le secteur a organisé un concours pour le recrutement de 10 009 enseignants au profit des cycles moyen et secondaire. Ces derniers sont actuellement en pleine période de formation pour être prêts à rejoindre le secteur d’ici la prochaine rentrée scolaire, fixée au 4 septembre.

Ce nouveau contingent suffira-t-il à combler le nombre des départs à la retraite anticipée ? Le nombre de recrues reste largement moins important que celui des départs.
Meziane Meriane, coordonnateur du Snapest, estime que même avec la compensation que le ministère de l’Education tente de faire avec ces nouvelles recrues, le déficit en personnel à la rentrée scolaire avoisinerait les 8 000 enseignants dans les trois paliers confondus.
Le département de Nouria Benghabrit s’apprêterait à organiser un nouveau concours en décembre prochain pour pallier le manque. Ce qui ne devrait pas changer grand-chose à la rentrée, puisque, souligne M. Meriane, à cette période, le premier trimestre aura déjà été bouclé.

A l’origine de cette situation, le syndicaliste pointe du doigt l’abrogation de l’article 97/13 relatif au départ à la retraite proportionnelle et sans condition d’âge. «On n’aurait pas atteint cette situation s’ils n’avaient pas pris la décision d’abroger l’article 97/13 ou alors il aurait fallu faire ça progressivement en donnant aux fonctionnaires un délai d’une année ou trois ans pour sa suppression pour qu’ils ne partent pas tous en même temps afin de bénéficier de la retraite anticipée», dit-il.

Une décision qui a poussé les fonctionnaires, poursuit-il, à partir en masse à la retraite anticipée. D’ailleurs, il s’agit, selon lui, d’une compression indirecte de l’effectif. Pour l’instant, le manque d’effectif n’inquiète pas le ministère de l’Education.
La première responsable du secteur rassure pouvoir combler un éventuel vide en enseignants en puisant dans la nouvelle liste d’attente constituée des candidats ayant réussi lors du dernier concours de recrutement. Un réservoir où elle compte puiser à chaque fois qu’il y a un poste vide.
S. A.

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