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Accès aux soins et amélioration de la couverture sanitaire: Les propositions du syndicat des praticiens spécialistes

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La couverture sanitaire reste un problème notamment en soins spécialisés. La solution au problème ne réside pas dans le service civil, selon le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), qui propose des solutions de rechange.

Salima Akkouche – Alger (Le Soir) – Le syndicat estime que le récent décès d’une parturiente à Djelfa vient de remettre sur la table le problème de la couverture sanitaire. Selon lui, la couverture des soins spécialisés ne peut être assurée de manière efficace par le dispositif coercitif du service civil qui représente une mesure anticonstitutionnelle vis-à-vis des praticiens spécialistes de santé publique et une fausse solution pour un véritable problème.

Seules des mesures incitatives, notamment financières, estime t-il, permettront un meilleur déploiement à travers le territoire national des quelque 12 000 praticiens spécialistes de santé publique que compte le pays, dans des conditions qui garantissent une plus grande stabilité des effectifs ainsi que la continuité et la qualité des soins.

Le syndicat, qui rappelle avoir interpellé à plusieurs reprises les différents gouvernements qui se sont succédé en vain, dit qu’«au vu des nombreux dysfonctionnements décriés aussi bien par la population que par les professionnels, il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités concernant cette question capitale, dont dépend la prise en charge sanitaire de la population, à savoir le règlement définitif de la problématique de la couverture en soins spécialisés de tout le pays».

Le SNPSSP estime aussi que le secteur privé (hôpitaux et cliniques, et cabinets médicaux), partie intégrante du système national de santé, doit participer de manière effective au service public de santé et plus précisément à l’organisation de la continuité des soins en complémentarité du secteur public. Une démarche qui devient, selon la même source, une nécessité impérieuse devant le déficit important que connaît le secteur public dans certaines spécialités.

Pour les cabinets médicaux, le syndicat estime que la solution n’est pas l’instauration de gardes comme l’a obligé le ministère de la Santé, mais par l’inclusion effective des praticiens privés dans les pools de garde hospitaliers.

L’application effective de cette disposition pour les spécialistes des cabinets privés, estiment les praticiens spécialistes, permettra de suppléer le manque d’effectifs pour assurer les gardes dans des établissements hospitaliers publics de référence, ce qui, d’une part, évitera aux spécialistes qui y exercent des rythmes de gardes infernaux incompatibles avec une activité hospitalière normale, et, d’autre part, permettra à la population de bénéficier des compétences installées dans le privé.

Pour les hôpitaux et cliniques privés, cette disposition permettra d’alléger la pression sur les structures publiques et d’assurer la prise en charge du citoyen dans le cadre de l’urgence en lui faisant, là aussi, bénéficier des compétences de ces structures.
S. A.

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