Elle revient dans sa 11ème édition à partir de demain: La figue...

Elle revient dans sa 11ème édition à partir de demain: La figue dans tout son éclat à Lemsella

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Cette fête a grandement participé à faire connaître le village Lemsella.

Le village Lemsella organise à partir d’aujourd’hui sa traditionnelle fête de la figue. Cette manifestation culturelle, qui s’impose désormais comme une tradition, s’étalera sur deux journées avec ses traditionnelles festivités dignes de la beauté de ce village situé dans la région de Bouzguène. Pour la circonstance, les organisateurs annoncent un riche programme.

Organisé par l’association culturelle Tighilt du village Lemsella, cette fête en est à sa 11ème édition. Cette année, la manifestation se tient en hommage à l’icône de la chanson kabyle Ali Ideflawen. Un hommage qui entre dans le cadre des activités de la fête par l’organisation d’un concours de chants pour les jeunes artistes de la région.

Pour en revenir à la fête et à son riche programme, les organisateurs, fidèles à leur démarche, ont concocté un programme diversifié. Des conférences seront animées par des spécialistes des créneaux liés à la culture de la figue en particulier, de l’artisanat et au tourisme en général.
Le développement local sera également abordé par les conférenciers venus pour la circonstance. En fait, pour les jeunes de l’association Tighilt, cette fête vise à promouvoir les produits du terroir, l’artisanat et les autres produits agricoles.

Leur fête, ajoutent-ils, servira à mettre l’accent sur les valeurs de ce fruit, sa culture ainsi que son apport non négligeable à l’économie locale.
En effet, cette fête a grandement participé à faire connaître le village Lemsella. Un beau village qui se distingue par l’organisation d’une fête dédiée à un fruit du terroir fortement prisé dans tout le pays et dans le monde.
La Kabylie en particulier et l’Algérie en général, peut s’imposer comme l’un des plus grands producteurs de figues dans le monde. Pour peu…

Il suffit en effet, selon beaucoup d’experts, d’une petite volonté pour propulser l’Algérie à ce rang. Pour peu que les compétences dans divers domaines soient intégrées dans le travail au lieu de les laisser partir ailleurs. Aujourd’hui, beaucoup s’interrogent sur la nécessité de financer l’achat des fourgons de transport tout en laissant moisir des jeunes qui ne demandent qu’à porter ces fruits du terroir sur les places marchandes internationales.

Hélas, comme l’huile d’olive, les figues et les figues de Barbarie moisissent et tombent en fin de saison sans avoir servi à rien. Les jeunes de ces associations, qui travaillent d’arrache-pied afin de promouvoir ces richesses, se heurtent souvent à un manque de volonté. Jusqu’à hier, les fêtes qui se tenaient par-ci par-là n’ont eu aucun effet sur l’économie locale. La preuve en est administrée mieux que ces produits sur le terrain.

On voit actuellement, aux abords des routes, des quantités faramineuses de fruits comme les figues, les figues de Barbarie se vendre dans des conditions déplorables. On voit également des milliers d’estivants affluer sur les plages du littoral sans pour autant constituer de potentiels acheteurs pour les producteurs qui exposent, sans rien vendre, ou si peu.
Les services concernés pourraient, selon beaucoup d’experts, faire la jonction entre les villages qui organisent ces fêtes et les villes côtières dans un élan d’intercommunalité consacré d’ailleurs par la Constitution algérienne.

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