Skikda: Grève des chauffeurs de taxi

Skikda: Grève des chauffeurs de taxi

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Hier, au second jour de leur mouvement de grève, les taxis de transport collectif de la ville de Skikda ne décoléraient toujours pas. Ils ont même décidé d’un sit-in devant la direction des transports au pôle administratif de Merdj Eddib, arborant des banderoles où l’on pouvait lire «On demande nos droits» ou bien «Pas de retour jusqu’à la satisfaction de nos droits».

Selon le responsable syndical présent sur les lieux, les revendications portent sur la tarification appliquée qui est restée la même depuis 2002 à ce jour, à savoir 20 DA la place. C’est-à-dire, sur la base d’un taux de 3,50 DA le kilomètre pour un trajet de 6 km. Aujourd’hui on demande seulement l’application des textes qui prévoient dès 2012 un taux de 5 DA/km et qui est passé à 5,50 DA le kilomètre actuellement portant le nouveau tarif à 33,00 DA arrondi à 35,00 DA la place. «Nous avons même proposé dans une étude détaillée transmise au ministère des Transports 35 DA par place». Les autres revendications soulevées portent sur l’allègement des charges estimées à 3.500 DA par jour que doit débourser le taxieur et qui comprennent «le prix de la location de la licence, en moyenne de 15.000 DA, la CASNOS 45.500 DA annuellement, les impôts 1.800 DA par trimestre, le scanner 1.360 DA et l’assurance du véhicule. Des charges auxquelles se greffent les frais d’entretien et de carburant».

Les chauffeurs de taxi demandent également d’être libérés de la contrainte du respect strict de la ligne, c’est-à-dire de les autoriser à effectuer des courses à titre individuel même en dehors de leur ligne. Ils affirment enfin que la grève est ouverte pour une durée indéterminée jusqu’à la satisfaction de leurs exigences.

Contacté, le directeur des transports a tenu à préciser que le problème est d’ordre national «la circulaire ministérielle du 15/02/2016 est claire ; elle prévoit d’appliquer un taux de 5,50 DA le kilomètre, ce qui revient à dire que le prix de la place calculé sur la base de la distance parcourue et diffère donc d’une ligne à une autre. Il s’agit donc pour nous d’appliquer cette circulaire sans plus. Il est vrai que le problème de la circulation est pénalisant puisque les lignes empruntent toutes presque le même itinéraire par l’avenue des Allées, très encombrée. Nous escomptons d’ailleurs l’ouverture d’autres lignes à l’avenir pour desservir les nouvelles cités».

Par ailleurs, le directeur a tenu à souligner que depuis son installation il n’a fait qu’intervenir pour régler les problèmes posés par les chauffeurs de taxi via leur syndicat en attendant d’aborder d’autres sujets pour améliorer les conditions d’exercice de la profession. En tous cas, pour l’heure les chauffeurs de taxi campent toujours sur leurs positions.

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